La place du privé en santé dénoncée
En cette Journée internationale de l’infirmière, le milieu infirmier dénonce la trop grande place du privé en santé.
«Les jeunes infirmières trouvent alléchant d’être payées de 10 $ à 15 $/h de plus en agence privée, en plus d’avoir maintenant accès à des avantages sociaux et à un fonds de pension», déplore la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Lina Bonamie.
Même si à peine 4 % du personnel infirmier de la province travaille pour des agences privées, Mme Bonamie souligne que c’est déjà trop.
D’autres problèmes s’ajoutent
L’augmentation de la charge de travail affecte aussi la profession. Les hôpitaux ne gardent que les patients extrêmement malades, et les cas sont de plus en plus lourds pour les infirmières à domicile.
À cela s’ajoute le manque de main-d’Å“uvre, alors que le réseau de la santé aurait besoin de
2 000 infirmières supplémentaires. «C’est incompréhensible qu’on n’offre pas de temps complet aux nouvelles infirmières», avance Lina Bonamie.
La présidente de la Fédération de la santé du Québec, Monique Bélanger, dénonce également la situation. «Les infirmières qui travaillent dans le réseau privé ne sont jamais obligées de faire des heures supplémentaires, comparativement à leurs collègues du réseau public» souligne-t-elle. Elle déplore aussi le manque de suivi des patients qui se font soigner par des infirmières d’agences privées.