Soutenez

Renvoi sur les autobus scolaires séparés au N.-B.

Rédaction - La Presse Canadienne

FREDERICTON – Le gouvernement du Nouveau-Brunswick demande à la Cour d’appel de la province de se prononcer sur son système d’«autobus scolaires séparés» — pour élèves anglophones ou francophones —, à l’aune de la Constitution canadienne.

Le ministre de l’Éducation, Serge Rousselle — qui est, incidemment, aussi Procureur général de la province —, soutient que selon ses conseillers, la Constitution canadienne oblige une telle séparation linguistique au Nouveau-Brunswick — la seule province officiellement bilingue au Canada.

Les partisans de ce système plaident que lorsque des élèves francophones partagent l’autobus scolaire avec des anglophones, la conversation passe rapidement à l’anglais, ce qui contribue à l’assimilation des enfants vers la langue de la majorité nord-américaine.

Le ministre Rousselle souhaite donc que la cour clarifie cette question qui alimente les débats au Nouveau-Brunswick depuis quelques temps.

Le mois dernier, le ministère de l’Éducation a confirmé que 92 élèves francophones ou anglophones prenaient le «mauvais» autobus pour se rendre à l’école.

Le chef du Nouveau Parti démocratique néo-brunswickois, Dominic Cardy, avait pressé le gouvernement libéral de clarifier les responsabilités constitutionnelles de la province, et suggérait d’ailleurs un tel renvoi devant les tribunaux.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.