Lenny Kravitz au Centre Bell: Plus rock, moins soul
C’est un peu plus Jimmy Hendrix que James Brown qui s’est présenté au Centre Bell hier soir.
Lenny Kravitz était de retour à Montréal après une absence de plus de 10 ans. Nul besoin de souligner que les plus grands fans du chanteur l’attendaient avec impatience, d’autant plus que celui-ci se produisait devant une foule qui avait initialement prévu célébrer ses retrouvailles avec le rockeur l’hiver dernier. Ce concert avait été annulé à cause d’une bronchite de la star.
C’est avec deux chansons tirées de son dernier album, It Is Time for a Love Revolution, que Lenny Kravitz a ouvert le spectacle. Une entrée en matière plus rock que soul, à l’image de la plus récente offrande de l’auteur-compositeur. À la guitare pour Bring It On, il s’est installé au clavier pour une furieuse Love Revolution. Polyvalent, Lenny Kravitz? Sans l’ombre d’un doute. Le chanteur en a même remis en milieu de sa prestation en prenant place à la batterie, le temps d’un jam bien senti – quoiqu’un peu trop long – avec ses sept musiciens.
Même si le dernier opus du chanteur a été bien reçu par la critique, ce sont les vieux titres du guitariste qui ont le plus soulevé les 7 000 spectateurs. Extrait de Mama Said, la joyeusement hippie It Ain’t Over ‘Till It’s Over, nous a séduits une fois de plus. La pièce a aussi mis en valeur le très joli fausset de l’artiste.
Le rythme du concert a considérablement ralenti en milieu de soirée.
La section des cuivres s’est laissé aller sur Dancing ‘Till Dawn, alors que les guitares ont volé la vedette sur I’ll Be Waiting, une ballade que Kravitz avait pourtant bien entamée seul au piano.
La finale promettait cependant un rock plus musclé avec entre autres des reprise d’American Woman, de Fly Away et, bien entendu, de Are You Gonna Go my Way.