Dormir tout nu est écolo
En un an, Vanessa Farquharson a procédé à 366 changements écologiques dans son existence. Elle a dû prendre des décisions difficiles telles que débrancher son réfrigérateur. Ce sont des documentaires comme An Inconvenient Truth ou Who Killed the Electric Car? qui ont poussé la journaliste canadienne à passer à l’action. «Après avoir créé un blogue, j’ai eu l’idée de réorganiser ma vie de la façon la plus écologique possible et de décrire aux lecteurs ce qui était faisable ou non, en espérant qu’ils apportent aussi des changements à leur vie», explique la jeune femme de 30 ans. Publié en anglais, puis traduit en portugais, en néerlandais, en allemand, en polonais et en japonais, le livre Sleeping Naked is Green montre avec humour à quel point nous sommes encore loin de respecter l’environnement.
Quelles réactions le blogue a-t-il suscitées?
Principalement des réactions positives. Lorsque j’écrivais au sujet de changements majeurs, comme vendre ma voiture, tout le monde me félicitait. Toutefois, si je posais un geste plus anodin, comme opter pour un brillant à lèvres biologique, les gens prétendaient que j’écrivais mon blogue pour la publicité ou un contrat avec une maison d’édition, ce qui était totalement faux.
Pourriez-vous nous expliquer le titre de votre livre?
Le concept, c’est que l’on fait moins de lessive, et que l’on utilise conséquemment moins de détergent et d’eau si on ne porte pas de pyjama, mais ça dépend d’autres facteurs. Finit-on par monter le thermostat? Dort-on seul ou non? Utilise-t-on une bouillotte? Change-t-on les draps plus souvent?
Vous avez pris des décisions radicales, comme vendre votre voiture et cesser d’utiliser des tampons et du papier hygiénique. Avez-vous conservé ces habitudes?
La plupart de mes idées étaient guidées par le bon sens. Par exemple, conduire une voiture contribue au réchauffement climatique, la production de papier hygiénique passe par la coupe d’arbres, les tampons utilisent de l’eau de Javel et des emballages de plastique jetables. Alors, j’ai fait du vélo, et je me suis servie d’une bouteille d’eau et de linges de coton chaque fois que j’allais aux toilettes, et de la DivaCup (une coupe menstruelle réutilisable en silicone) au lieu de tampons. J’ai adopté environ 75 % des changements, mais j’ai laissé tomber certaines choses. Maintenant, je mange des avocats importés et je me mouche dans des mouchoirs jetables plutôt que des mouchoirs en tissu.
Quelle était la source d’inspiration de vos changements?
En général, je m’assoyais sur mon divan et je regardais autour de moi en réfléchissant à ce que je pouvais écologiser d’une manière ou d’une autre. Je ne me suis jamais vraiment entretenue avec un expert, mais j’ai effectué des recherches.