Leçon de rock
En 2007, Jamie T. décrochait le NME Award du Meilleur artiste solo pour son premier album Panic Prevention, album mêlant rock, hip-hop et ska, et se voyait comparé à Joe Strummer, The Streets et Mike Skinner. Après une pause de deux ans, dont 18 mois de tournée, l’Anglais originaire de Wimbledon, tout juste âgé de 23 ans, revient avec Kings & Queens.
«Je suis crevé et super excité, confie l’artiste, encore mal réveillé. Pas tant par la fête, mais plus par le boulot, la promotion du disque…»
Il faut dire que Jamie T. (pour Treays) s’est obstiné à faire le disque qu’il voulait. «J’avais écrit Panic Prevention il y a six ans et il est sorti il y a deux ans, raconte-t-il. C’est comme s’il était déjà trop vieux quand il est sorti. Pour celui-là, j’ai vraiment travaillé fort. Plutôt que de me contenter de faire des rimes, j’ai fait des chansons.»
Plus «mûr»
Des histoires d’amour nazes et des bagarres de quartier, il est passé aujourd’hui à quelque chose de plus «mûr», comme il aime à le dire. «J’ai composé chez moi, dans ma chambre, précise-t-il. J’ai collé le lit contre le mur et je me suis juré de ne pas m’y coucher tant que l’album ne serait pas fini.»
Dans son studio improvisé, il s’enferme avec son pote Ben Bones et touche à tous les instruments, même ce ukulele qui lui «fait tellement honte». Les 11 titres sont une vraie réussite. Guitare acoustique, inspirations punk, folk et rock, Jamie T. propose aussi bien des ballades (Emily’s Heart, Jilly Armeen), de la britpop (Hocus pocus) et du rock pur (Sticks’n’Stones) en gardant toujours son flow remarquable et remarqué. Dans le son comme dans le verbe, le petit a tout d’un grand.
Kings and Queens
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