Angelina Jolie: L'action au féminin
Angelina Jolie a l’habitude de voir ses propos mal interprétés par des magazines, même si ces magazines sont aussi réputés que Vanity Fair. La célèbre publication a ainsi fait sa une avec une photo de l’actrice accompagnée de ce titre : «Adieu Angelina». Mais la principale intéressée tient à corriger les faits : elle ne s’en va nulle part.
«Tout le monde semble très excité à ce sujet, mais ce n’est pas le moment, affirme-t-elle à Métro. À l’origine, j’ai dit quelque chose comme : « Dans les années à venir, je vais faire moins de films; il y a beaucoup d’autres choses à faire dans la vie. »» Et cela a naturellement fait la couverture. «Je savais qu’ils en parlaient, je ne savais pas que c’était en couverture!» rit-elle.
Loin de prendre sa retraite, Jolie est à l’affiche du film Salt, son premier grand rôle d’action depuis Wanted (Recherche) et M. et Mme Smith. Elle incarne Evelyn Salt, une agente de la CIA accusée d’être une espionne russe. L’actrice oscarisée est la première à admettre que retourner dans le monde des cascadeurs demande quelques rajustements. «Je suis restée si longtemps sans travailler! J’ai eu des enfants et je suis juste en train de reprendre les gants et de boxer de nouveau», raconte-t-elle.
Jolie a aussi dû oublier de nombreuses choses qu’elle avait l’habitude de faire, ce que le coordinateur des cascades Simon Crane lui a vite indiqué. «Il m’a dit : « Tu dois arrêter d’être si élégante quand tu te bats, tu dois être moins douée et plus crédible », se souvient-elle. Au final, la façon la plus rapide de démolir quelqu’un doit prévaloir sur la plus intéressante et la plus élégante.»
À l’origine, Salt mettait en scène un agent masculin de la CIA, qui devait être joué par Tom Cruise, avant que Jolie ne se manifeste. En fait, le sexe du personnage n’avait pas été modifié quand elle a lu le scénario. «J’ai reçu un coup de téléphone et on m’a dit « Nous avons un film pour toi, ton nom est Edwin et tu as une épouse. » Je me suis dit que c’était vraiment sympa», se souvient Jolie. Mais une partie de l’ancien sexe de Salt reparaît, notamment dans une scène dans laquelle Jolie doit revêtir un déguisement d’officier militaire masculin, quelque chose qu’elle a trouvé fascinant – même si cela prend beaucoup de temps.
«Je crois que cela représente quelque chose comme quatre ou cinq heures, raconte-t-elle à propos du processus de transformation. Tu te bandes les seins, tu dois mettre des pantalons de survêtement et tous ces trucs pour paraître enrobée. C’était vraiment étrange.» Ce n’était pas non plus nécessairement le meilleur moment pour son partenaire, Brad Pitt, de passer sur le plateau. «Brad est venu en visite et je me souviens avoir dit: « Je suis un homme demain, ce sera bizarre. » Il est venu, et quand il est ressorti il m’a dit : « c’est bizarre ». C’était réellement bizarre.»
Réalité ou fiction?
espionnage. Si le film Salt paraît être un banal film de divertissement, l’arrestation le mois dernier de 10 agents russes vivant sous couverture aux États-Unis donne un intérêt supplémentaire au film. Et cela rappelle aussi de vieux souvenirs, raconte Tom Ridge, premier secrétaire à la sécurité nationale. «Le terme guerre froide a disparu de notre vocabulaire, mais l’idée d’espionner pour obtenir des informations fiables sur les aspirations et les capacités d’un autre pays, cela existe toujours» raconte-t-il.
Métro a approché Ridge et un groupe d’experts au Musée International de l’Espionnage quelques heures après que les espions eurent été échangés à Vienne. Oleg Kalouguine, ancien général-major du KGB, a été surpris de la rapidité avec laquelle les prisonniers ont été échangés. Lorsqu’il était en poste aux États-Unis, il connaissait quelques «illégaux», mais ils étaient peu nombreux. «À l’époque, il y avait deux gars qui avaient des missions spéciales, confie-t-il. L’un d’entre eux possédait des réserves de poison pour contaminer l’eau de Washington – par pour tuer les gens, juste pour les rendre malades.
Salt
En salle dès aujourd’hui