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Passion Pit Woodland @ Le National

  • Passion Pit+ Woodland @ Le National
    Lundi 12 juillet

J’avais une discussion avec mon père hier. On jasait com­me un père et un fils le font d’habitude j’imagine. Je lui expliquais ce que je fais dans la vie et pourquoi j’avais la tête rasée. On a un peu débordé sur l’ère internet et les changements que ça implique dans les sphères artistiques. À mon âge, mon père faisait des murales et des meubles. L’un de ses meilleurs coups est d’avoir été engagé pendant l’Expo 67 pour produire des kiosques pour le Canada. Il est de l’époque Dylan, Beatles, Rolling Stones et compagnie. Une époque importante pour les artistes du Québec. Le début de notre éclosion. On peut dire que ça a changé.

Pour mon père, tout ce que je fais reste un peu flou. Le fait que des groupes apparaissent, fassent quelques hits puis retombent dans l’oubli, ça le dépasse un peu. Pourtant, c’est ce qu’on vit en ce moment. La tribune et les nombreuses technologies sont tellement grandes et accessibles que tout le monde peut produire de la magie, même pour un bref moment, pour disparaitre ensuite. C’est pourquoi on voit tant de groupes éphémères.

Je lui ai fait écouter du Passion Pit parce que je me disais que leur synth-pop ne serait pas trop agressive pour mon père. Un groupe avec un gros hit (Sleepy Head) et un album paru en 2009. Le groupe type qui obtient beaucoup de succès assez rapidement et qui fait tous les festivals de l’année. C’est ce qui leur arrive en ce moment. Passion Pit est de tous les festivals internationaux et leur premier album a obtenu de très bonnes critiques. Un peu à la Klaxons en 2007. Un groupe dont on entend plus parler aujour­d’hui, justement.

La question que je me pose est : combien de temps durera le groupe Passion Pit ? Dure d’y répondre. Le temps nous le dira, mais peu importe, en ce moment, Passion Pit est de son temps et leur musique attire les foules. Au fait, peut-être que c’est ça l’important. En profiter quand ça passe. Pour eux et pour nous. C’est certain que lundi au National, quoi qu’il advienne de Passion Pit, on aura droit à un excellent spectacle par un groupe pertinent qui est le reflet de notre époque. Le National, 1220, rue Sainte-Catherine Est

  • Poirier + Funky Falz @ La Shop
     Samedi 11 juillet

Ce n’est pas facile d’ouvrir un bar et d’attirer les jeunes. Ceux qui ont repris l’ancien Gymnase ont fait un pari audacieux : tout offrir au coût de 2 $. De l’entrée à la bière, en passant par n’importe quel drink et shooter. Audacieux, parce qu’il faut rentrer dans son argent tout en essayant de gérer une bande de cégépiens qui peuvent se saouler pour 20 $. Ça fait une ambiance assez spéciale. Un heureux mélange entre le Café Campus, les Foufounes Électriques et le Salon Officiel. Demain, ils troquent leur DJ résident pour Poirier et Funky Falz, deux grosses pointures des soirées dansantes montréalaises. Si Poirier et Funky Falz restent loin des shooters à 2 $, on aura sûrement droit à l’une des soirées les plus éclectiques jamais vues à La Shop: dubstep, pop, house africain, soca, hip hop, électro et j’en passe…  La Shop, 4177, rue Saint-Denis

  • Caribou (DJ set) + Frontrunners + Jay Watts III @ Jupiter Room
     Mardi 13 juillet

Juste avant sa tournée européenne, Caribou s’arrêtera en territoire québécois le temps d’un DJ set. Ontarien d’origine, Daniel Victor Snaith jouit d’une renommée internationale grâce à sa musique électronique à la limite du psychédélique. L’ajout de sa voix pla­nante sur des compositions électro futuristes donne une profondeur toute particulière à ses morceaux. Dommage qu’on ne pourra apprécier sa prestation en direct, mais je suis bien curieux de voir ce que Caribou nous proposera derrière ses tables tournantes ou son portable. Il sera accompagné des DJ montréalais Frontrunners et Jay Watts III au Jupiter Room mardi. Jupiter Room, 3874, boulevard Saint-Laurent

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