So You Think You Can Dance: Un danseur généreux
Pour Jean-Marc Généreux, la danse se vit jusqu’au bout des ongles. Danseur et chorégraphe, il est cette année président du jury de l’émission So You Think You Can Dance Canada (SYTYCDC). Devenu «connecteur entre les médias et l’émission», il concilie ce boulot à plein temps avec son travail de chorégraphe pour la version étasunienne de l’émission.
Malgré cet agenda surchargé, il trouve le temps de jouer dans une série télévisée et de créer une chorégraphie pour une troupe ukrainienne. En fait, quand il s’agit de danse, Jean-Marc Généreux est prêt à se donner à 100 %.
C’est votre troisième saison avec SYTYCDC et votre sixième dans la version étasunienne. Est-ce toujours une expérience intéressante?
Oui, bien sûr! Chaque année, il y a un jeune de 17 ou 18 ans qui arrive avec un bagage différent et qui vient changer la nature du show. C’est toujours intéressant de voir les qualités spécifiques des nouveaux.
La deuxième saison s’est terminé avec une augmentation de l’auditoire de 11 % par rapport à la première saison. Est-ce que cela vous met de la pression?
C’est dans la nature humaine de vouloir se dépasser, d’avoir de l’ambition. Mais vous savez, on a tellement de beaux talents au Canada qu’on veut simplement en faire profiter le téléspectateur.
L’émission est-elle réellement un tremplin pour les candidats?
Tara-Jean, finaliste de l’an dernier, a dansé en Inde, Nico Archambault a dansé avec Janet Jackson, Natalli Reznik a été recrutée pour faire partie du spectacle This Is It de Michael Jackson. Alors oui, cela marche vraiment. Et chaque fois, l’apprentissage de l’émission a été primordial pour eux.
Qu’est ce que l’émission a changé pour vous?
Elle nous a complètement transformés, mon épouse et moi. Elle a pris ma vie en charge. Je suis constamment entre Los Angeles, Montréal et Toronto. C’est ma vie en ce moment. Et puis, l’émission me permet d’avoir une plus grande visibilité. À la télévision, à la radio, dans les journaux, je peux parler de la danse et la populariser. Cette émission a bouleversé ma vie dans le bon sens du terme.
Vous êtes chorégraphe dans la version étasunienne et président du jury cette année dans la version canadienne. Quelle fonction préférez-vous?
Chaque rôle a son intérêt. Ce que j’aime dans le travail de chorégraphe, c’est qu’on va toucher le danseur de l’intérieur alors qu’en tant que jury on juge depuis l’extérieur un «produit fini» auquel on n’a pas participé.
Les Québécois sont-ils bien représentés dans la sélection finale de 20 candidats?
Le Québec est bien présent dans la sélection. Un Québécois a remporté la première saison, et Vincent était en finale l’an passé. Je ne suis pas Nostradamus, mais on pourrait s’attendre à quelque chose de similaire cette année.
Y a-t-il des nouveautés par rapport aux précédenteséditions?
Il y aura quelques petites surprises le soir de la présentation du top 20. Des surprises assez importantes.
Un invité surprise?
Non, il ne s’agit pas de ce genre de surprise. Disons que le paysage du spectacle sera enrichi.