Behind the Candelabra: à contre-courant
Michael Douglas décoiffe en Liberace dans Behind the Candelabra, biopic de Steven Soderbergh sur l’excentrique pianiste des seventies. Un rôle à contre-courant qu’il endosse royalement, et qu’il a présenté en conférence de presse, très ému en évoquant son cancer.
Sur son souvenir de Liberace
«Je l’ai rencontré une fois, très brièvement, quand j’avais 12 ans. Mon père (Kirk Douglas) avait alors une maison à Palm Springs, pas très loin de celle de Lee Liberace. Un jour où il faisait très beau, une Rolls Royce s’est arrêtée. Lee en est descendu, il avait beaucoup d’or sur lui et la lumière du soleil se réfléchissait sur ses bagues, ses colliers…»
Sur la proposition de Steven Soderbergh
«En 2001, alors qu’on tournait Traffic, Steven (Soderbergh) me demande soudain : “Tu as déjà pensé à faire quelque chose sur Liberace?” Je me suis demandé ce que ce personnage pouvait bien avoir à faire avec moi… J’étais un peu parano à l’époque, alors j’ai essayé de le remercier et de m’esquiver (rires.) Des années plus tard, Steven tombe sur ce livre, Behind the Candelabra. Puis le scénariste Richard LaGravenese l’a montré à Matt Damon, en lui disant qu’il jouerait Scott et moi, Liberace. (Il marque une pause, très ému.) C’était juste après mon cancer, et ils m’ont fait un grand cadeau avec ce rôle. Je serai éternellement reconnaissant à Matt et à Steven de m’avoir attendu.»
Sur son identification
«Normalement je joue des méchants ou des personnages ambivalents. Mais quand on fait des recherches sur Lee, on voit que c’était un homme généreux. C’est la première fois que j’interprète un personnage célèbre. J’étais un peu angoissé au début par le fait que Lee était un Polonais costaud, beaucoup plus grand et carré que moi. Alors j’ai essayé de sonner juste par la voix. J’ai regardé des documents filmés de l’époque, et comme je ne sais pas jouer au piano, j’ai observé ses mains pour essayer de faire comme lui, avec quelques petits mouvements des doigts que seul un expert peut déceler.»
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Sur son look
«Quand on a vu les masques au début, on a été horrifiés, c’était comme si on sortait d’un opération de chirurgie esthétique! Mais il fallait qu’on ait l’air réalistes et on a passé beaucoup de temps assis à se faire maquiller. Et puis, un jour, tout semble coller. On met le bon costume, la bonne coiffure, on se transforme d’un coup et voilà. On s’est lancés pour voir ce qui en sortait. On a travaillé rapidement, le tournage s’est terminé un vendredi et le lundi suivant Steven avait sa première version. C’était une expérience merveilleuse.»
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Behind the Candelabra
En DVD dès mardi
À Super Écran
Dimanche à 20 h