La ville de Kirkland plus écolo
À Kirkland, le programme de collecte résidentielle hebdomadaire des déchets organiques et végétaux devrait réduire le volume de déchets résidentiels et ainsi éliminer le besoin de deux collectes hebdomadaires.
«Nous ferons passer la collecte des ordures de deux fois par semaine à une fois par semaine», affirme Brian Swinburne, le conseiller du district 5. Lors du conseil municipal du 6 février, il a expliqué que le mardi sera le jour des ordures, tandis que le recyclage et la collecte de matières organiques seront effectués le vendredi. Il en coûtera près de 239 000 dollars pour le contrat de cinq ans pour l’équipement, la distribution et l’entretien, mais le coût de la collecte sera compensé par la diminution de la fréquence des collectes d’ordures.
Les déchets organiques comprennent les aliments biodégradables comme des coquilles d’œufs, des os de poulet ou des poches de thé, et représentent jusqu’à 45% des déchets ménagers. La matière recueillie sera envoyée à Vaudreuil pour un premier traitement, puis on la transportera vers un site de Joliette où elle sera transformée en un compost commercialisable. M. Swinburne a dit que Kirkland et Dollard-des-Ormeaux ont lancé un appel d’offres conjoint dans des objectifs de synergie et d’épargne. Le transport ne sera pas aux frais de la municipalité.
Le conseiller municipal a ajouté que la ville produira une brochure d’information. Une fois les détails réglés, un article paraîtra dans le numéro à venir de la revue Info-Kirkland.
L’histoire des tuyaux mal raccordés demeure d’actualité
L’histoire des tuyaux mal raccordés n’a peut-être pas monopolisé la séance du conseil, mais elle n’en a pas moins créé des remous. Selon le maire John Meaney, une vingtaine de résidences touchées n’ont pas encore réglé le problème : «Du nombre, nous négocions encore avec une dizaine, a dit Meaney. Dix autres refusent de faire quoi que ce soit.» Meaney a ensuite précisé que la ville intentera des poursuites pour obliger les derniers propriétaires à réparer leurs branchements qui déversent des eaux usées directement dans les canalisations municipales. Le résidant Carlo Urso a qualifié cette approche d’injuste : «Vous aviez 20 ans, a dit le citoyen qui a affirmé que la ville était au courant des problèmes de canalisation. N’y a-t-il aucune poursuite que nous pourrions intenter contre vous pour avoir attendu si longtemps avant d’agir?» M. Urso a dit avoir été mis au courant du raccordement problématique de sa résidence il y a trois mois seulement, un délai insuffisant pour déterminer sa ligne de conduite.
«Monsieur, si vous pensez avoir une chance contre nous en cour, a répondu Meaney, allez-y.»
Le programme environnemental qui aurait accordé aux citoyens touchés un remboursement de 50 % de leurs travaux s’est terminé en décembre 2011.