Vaudreuil-Soulanges

Sensibiliser les donateurs aux objets qui ne sont pas acceptés

Certains objets reçus dans le dernier mois par le Centre d’action bénévole L’Actuel. Photo: Olivier Boivin

Le Centre d’action bénévole L’Actuel lance une campagne de sensibilisation sur les articles qui sont acceptés dans les centres de dons de la région. Il espère ainsi améliorer l’efficacité de leur tri et des ressources qui lui sont allouées.

L’organisme a réalisé six capsules vidéo d’une minute mettant en scène des personnalités de la région afin de sensibiliser le public aux types de dons qui ne sont pas acceptés.

Plusieurs articles comme des jeux de société incomplets, des livres souillés, des boîtes à lunch encore pleines, des déchets et d’autres objets ne pouvant avoir de seconde vie sont reçus quotidiennement par l’organisme.

«Parfois on a l’impression que certaines personnes donnent pour se débarrasser ou parce qu’ils ne savent pas quoi faire avec un objet, explique la cheffe des opérations à L’Actuel, Nicole Bouthillette. Il arrive qu’un autre organisme aurait pu mieux traiter l’objet qui nous a été donné.»

Cette situation fait en sorte que d’importantes ressources des centres de dons sont gaspillées au tri alors qu’elles auraient pu servir à la revalorisation de certains objets. Les profits réalisés par la vente de ces derniers aident à financer les programmes sociaux de l’organisme.

Collaboration

Bien que ce soit le Centre d’action bénévole L’Actuel qui a lancé l’initiative, celui de Soulanges et la Source d’entraide ont également participé à son élaboration. Ces organismes subissent eux aussi le même problème que L’Actuel.

«C’est souvent un casse-tête coûteux de déterminer quoi faire avec certains items que l’on reçoit, avance le chef des opérations au Centre d’action bénévole de Soulanges, Serge Fraser. Des fois, on reçoit même des dons dangereux comme des couteaux cachés dans des vêtements.»

Un appel prend moins de cinq minutes, mais ça aide grandement les organismes parce que ça peut prendre beaucoup plus de temps pour trier des objets que nous n’acceptons pas.

Serge Fraser

Cette problématique nuit également à la pénurie de main-d’œuvre. «Pour les gens qui travaillent pour nous, c’est bien moins intéressant de trier des vidanges que de revaloriser des objets qui servent au financement de nos services», continue-t-il.

C’est donc dans cette optique que les organismes espèrent que leur campagne informe la population afin qu’ils améliorent l’efficacité de leurs dons.

«Ce n’est pas tout le monde qui a de mauvaises intentions quand ils viennent nous porter quelque chose qui ira à la poubelle, indique la directrice adjointe à la Source d’entraide, Andrée-Anne Lavigne. Il faut simplement qu’ils soient informés.»

Les capsules ayant pour slogan «Pensez donc» seront diffusées au cours des prochaines semaines sur les réseaux sociaux. Un outil nommé Tricycle est également en place pour guider le public vers la bonne ressource lorsqu’il est question de se débarrasser d’un objet.

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