J’ai croisé tes yeux bleus farouches sur mon chemin préprogrammé. Je voyageais du point A au point B sur la ligne verte comme à tous les jours, lorsque je t’ai apperçu du coin d’un de mes yeux. Tu es entré dans ma boite de collision sans le vouloir. Tu t’es arrêté pour me regarder et je t’ai souris timidement. J’aurais tant voulu te parler, mais j’étais si surpris que seul un son triste et guttural est sorti de ma gorge étirée. Tel un chêne, mes pieds enracinés dans le sol n’ont pas bougés, mais toi tu es partie finir ta quête. J’espère un jour te revoir, ma belle Scandinave, ma Solveigh, mon coeur d’homme-arbre ne bat que pour toi.