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Apple centre-ville Jeudi soir, 3 avril

Environnement bondé et bruyant comme d’habitude au second étage.
En bordure de fenêtre j’attendais le technicien le regard balayant le trottoir grouillant «d’impersonnalité».
Bien sur que je vous ai remarqué contrairement à ce que je vous ai dit, votre élégance déployant tant de magnétisme. Du pavé vous sembliez communiquer par gestes avec quelqu’un tel Roméo courtisant sa Juliette….et je me demande encore par quel sinueux passage, malgré l’effervescence des lieux vous êtes tout simplement apparu devant moi. Quelle audace quand même cette bise sans se connaître. Vous m’avez totalement bluffé…D’accord j’avoue, charmé aussi. Je sens encore votre main empoignant ma nuque pour approcher mon visage du votre, vos doigts glissant dans ma chevelure. Grisée par votre odeur…Sous le choc encore…Je ne possède pas votre capacité à réagir du tac-o-tac. Regrets.
L’homme arrivé peu après vous est un collègue. Comme je regrette maintenant de ne pas l’avoir précisé.
Qu’avez-vous alors pensé? Oui pour ce soir, je suis libre.
Impossible de vous joindre tel que prévu. Le technicien ayant échangé mon 5s contre un reconditionné. Tout le contenu disparu. Vos coordonnées aussi. Le souvenir de mon passé le restera. Vous pourriez représenter l’avenir…Est-ce ainsi que prend forme l’expression «Laisser passer le train»? Totale déception et si libre de part et d’autre. Ah merde!

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