… tu me cherches. À cause de tes messages, tu tiens mon cœur en otage. Et moi, victime d’un syndrome de Stockholm, je n’aime toujours que toi, mon ravisseur adoré. Mais le temps passe, je vieillis. Et il me semble que mes discours d’amour enflammé ne s’accordent plus aujourd’hui aux rides qui creusent mon visage ni aux chairs flétries autour de mes os qui craquent. Toujours, après t’avoir écrit ici, sous une lumière vive, je cherche dans les miroirs des restes de ma jeunesse enfuie, et à chaque fois, c’est comme si je tombais sans fin dans un gouffre sans fond.