Est-ce que je suis vraiment en train d’écrire un de ces message? Rien à perdre j’imagine… donc aujourd’hui, métro Mont-Royal, moi direction Mont-Morency et toi direction Côte Vertu. Tu as un accent français je crois, tu cherchais frénétiquement avec un ami sur une carte, tu es de passage ici peut-être? Tu me semblais grand (quoique tu étais assis, lui debout), tu as les cheveux blonds, long (des « dreadlocks »), de la barbe, tu portais un manteau style parka rouge. J’ai eut un de ces moments, ceux qui poussent tout le monde sur ce site à écrire ces messages perdus, un moment d’inspiration si on veut, en te voyant. Moi n’étant pas de ton côté et voyant mon train arriver, ait souhaité que tu me vois, aurais souhaité que quelque chose se passe, que tu te rende compte que tu n’étais pas dans la bonne direction, que le métro s’arrête pour une durée indéterminée pour qu’on ait tous à sortir et se rendre devant la station à chercher les options possible, que tu me vois et ait cette inspiration toi aussi, que tu me demande comment te rendre à la destination que vous cherchiez sur votre carte, même par-dessus les « tracks », que tu me vois, simplement. Et tu as levé les yeux, une fraction de seconde, pour aucune raison apparente, et tu m’as vue, le temps d’une autre fraction de seconde, et tu es retourné à ta carte, ton ami te pointant celle-ci, juste comme je te faisais signe de la main, comme si ça ferais quelque chose, mais ton regard s’est bel et bien arrêté sur moi, une fraction d’une fraction de seconde, ne serais-ce que parce que cette fille dans le train de dévisageait comme une idiote… me donnant toutefois cette sensation que les étincelles existent, qu’il faut savoir les faire s’enflammer, que parfois elles ne sont que des braises, que parfois elle sont là pour nous rappeler tout bonnement quelles existent.