Plantation hivernale dans MHM: plus de 25% des arbres ont mauvaise mine

Photo: Steve Caron/TC Media

L’opération de plantation d’arbres en janvier 2016 dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM) avait surpris plusieurs résidents étant donné son caractère plutôt inhabituel pour cette période de l’année. Sept mois plus tard, si certains arbres se portent plutôt bien, plus de 25% sont dans un état anémique.

Dans l’arrondissement, au total 104 arbres ont été plantés dans les parcs Clément-Jetté, Raymond-Préfontaine et Thomas-Chapais.

De ce nombre, 75 arbres étaient vivants en date du 2 juin. Les autres, 29, ont mauvaise mine.

Les plantations se sont amorcées en octobre et compte tenu des conditions météorologiques clémentes, elles se sont poursuivies jusqu’en janvier.

«À première vue, planter des arbres en plein hiver peut paraître étonnant, concède le maire Réal Ménard. Cependant, les arbres étaient en dormance et les travaux se sont faits avec plusieurs précautions.»

De l’équipement spécialisé et des camions munis de bennes chauffantes pour le transport de la terre ont notamment été utilisés lors de la plantation.

Garantie
Le magistrat se montre rassurant, mentionnant que les arbres étaient accompagnés d’une garantie.

C’est donc dire que s’il y avait des arbres morts, cela n’occasionnerait aucuns frais pour la Ville. Leur remplacement serait à la charge de l’entrepreneur.

«Il faut savoir que des pertes d’arbres sont enregistrées même lorsque les plantations se déroulent au printemps et à l’automne dans des conditions optimales», rappelle M. Ménard.

Lors d’une visite de TC Media au parc Thomas-Chapais, en compagnie de Daniel Chartier, architecte-paysagiste, celui-ci demeurait sceptique.

«Il y a plusieurs arbres qui ne semblent pas très forts. J’ai hâte de connaître le bilan définitif.»

Le résident de Mercier se questionne également sur les essences utilisées. Il n’est pas convaincu que le bon arbre se trouve à la bonne place.

Par exemple, il aurait aimé plusieurs essences d’arbres fruitiers pour que la faune ailée qui se trouve au parc Thomas-Chapais puisse se nourrir facilement et continue d’y être abondante.

L’utilisation d’espèces exotiques, comme ce fut le cas, permet d’obtenir une plus grande biodiversité tout en plantant des arbres résistant aux conditions urbaines, indique le Service des grands parcs, du verdissement et du Mont-Royal (SGPVMR).

Parmi les espèces indigènes à grand déploiement, le choix est limité à une dizaine d’espèces et elles ne sont pas toutes compatibles avec chaque site, ajoute le SGPVMR.

 

 

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