«Innocence of Muslims»: intox ou fausse propagande ?

Après le buzz du navet Innocence of Muslims, les médias du monde se sont acharnés pour démasquer l’auteur du violent pamphlet islamophobe.

Maintenant on sait qui est derrière le film. Dans Innocence of Muslims : le making off d’un long outrage, le magazine Jeune Afrique a synthétisé le travail colossal déployé pour découvrir l’auteur de film «culte» par les médias occidentaux et arabes : les Associated Press, Wall Street Journal, Los Angeles Times, New York Times, NBC, CNN, AFP, Le Monde, le site Gawker et la chaîne Al-Arabiya.

Dans cette course à la primeur, le journal britannique, Daily Mail, a eu la palme d’or en réalisant le scoop de l’affaire. Il a publié la photo de l’auteur du torchon, Nakoula Basseley Nakoula.

On a appris aussi que les acteurs et l’équipe de tournage se sont désolidarisés totalement du film et estiment avoir été bernés. En témoignent les aveux au Daily Mail de la jeune actrice Anna Gurji qui est terrorisée à l’idée d’être la cible des fanatiques musulmans pour payer de sa vie sa participation dans le film.

Ce qui est intrigant dans cette affaire, c’est que ce navet a été mis en ligne sur You Tube en anglais depuis le début de juin dernier sans attirer l’attention. Il aurait fallu de la manipulation pour en faire la promotion.

Alors, au-delà de l’embrasement de la rue musulmane, s’agit-il d’une intox ou de la fausse propagande? On est en droit de se demander si c’est l’œuvre d’un service secret. Une sorte de grande machination pour enclencher un effet domino. Alors, la question qui devrait nous tarauder est la suivante : à qui paie le crime?

Pour comprendre, rappelant la situation avant l’embrasement. Les pays qui ont déclenché le printemps arabe commençaient à peine par se stabiliser. La Libye a entamé sa reconstruction, comme la Tunisie et l’Égypte. Certes, l’état des lieux est toujours fragile, mais des avancées palpables se concrétisaient! Par contre, le régime syrien s’enlisait et l’Iran sentait la soupe devenir de plus en plus chaude à cause de la pression d’Israël. L’État hébreu se démenait dernièrement comme un diable dans de l’eau bénite pour frapper unilatéralement et en premier l’Iran. Son ennemi public numéro un serait sur le point de produire sa première bombe sale!

D’ailleurs, dans cette grande partie d’échecs à ciel ouvert entre les Américains et leur protégé, Israël, contre l’Iran, tout est permis et imaginable! Pour l’Iran, c’est clair comme de l’eau de roche: l’Oncle Sam aurait fomenté le printemps arabe pour réaffirmer sa main mise sur le remodelage de la région. Washington aurait ainsi choisi les Frères musulmans comme alliés.

De l’autre côté du spectre, le pays des ayatollahs veut récupérer le printemps arabe. D’ailleurs, pour l’Iran, on assiste plutôt à un éveil islamique. Et ce n’est plus un secret de polichinelle, l’Iran se comporte comme une superpuissance en terre d’Islam, qui conteste la présence américaine.

Les ayatollahs aident directement la Syrie pour mater les insurgés, manipulent la rue au Yémen, attisent la braise au Bahreïn et soutiennent indéfectiblement les chiites en Arabie Saoudite et partout dans les pays musulmans majoritairement sunnites.

Dans cette partie machiavélique, l’Iran a fini par hausser le ton! Il menace même Obama. Si Israël s’aventure à une attaque préventive contre leur programme nucléaire, Tel-Aviv et les bases militaires américaines présentes dans la région seront en tête de liste de la riposte des ayatollahs avec l’aide de la Syrie, du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien!

Intox ou fausse propagande, la guerre de l’Iran est en marche!

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