FNC : suite
Déjà une semaine depuis que le festival bat son plein et, jusqu’à maintenant, ça semble être unanime pour dire que cette 38e édition ne passera pas à l’histoire.
En rafale, voici quelques brefs commentaires sur certains films vus lors des derniers jours :
An éducation : film classique et fort bien joué. C’est cependant un peu trop sage à mon goût pour m’avoir emballé et la réalisatrice d’origine danoise (Lone Scherfig) avait fait mieux par le passé (Italian for Beginners, Wilbur wants to kill himself). Reste que la jeune actrice Carey Mulligan crève l’écran dans le rôle de cette jeune fille de bonne famille qui se laisse embourgeoiser et abandonne ses études pour un jeune trentenaire très aisé.
La famille Wohlberg : curieux film que ce premier film d’Axelle Ropert, ancienne critique de cinéma. Humour décalé, personnages atypiques, imprévisible à souhait, le film détonne par endroits, mais son maniérisme est aussi agaçant qu’intéressant.
Antichrist : voilà le film très controversé de Lars von Trier dont je m’attendais à soit aimer ou détester. Bien, disons qu’à la sortie du film, je suis resté un peu perplexe malgré les qualités formelles impressionnantes et les images troublantes et choquantes. Sans crier au chef-d’oeuvre, j’ai quand même hâte de le revoir.
Le roi de l’évasion : film déluré et sulfureux qui se veut un hymne à la jouissance. Bien que ça semble être un coup de coeur pour les festivaliers, j’ai trouvé ça amusant, mais sans plus.
Precious : parrainé par Oprah Winfrey, je m’attendais vraiment au pire et à un film moralisateur à l’os. Alors quelle surprise de voir un film qui possède un souffle et une énergie certaine avec ce personnage d’une jeune obèse et illettrée de 16 ans meurtrie par la vie. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de ce film.
La Merditude des choses : mon coup de coeur jusqu’à maintenant. Ce film belge est une adaptation d’un roman autobiographique par un auteur belge à succès (Dimitri Verhulst). Ce film très fort est une véritable plongée dans une famille vulgaire de Flandre à la fin des années ’80. Un film à la fois trash, cynique, grotesque et humain qui est tout aussi hilarant qu’émouvant.
Il reste encore plusieurs morceaux de taille avant la fin du festival…