Île-des-Sœurs
06:00 4 février 2020 | mise à jour le: 3 février 2020 à 16:27 temps de lecture: 3 minutes

Améliorer les conditions de travail à l’Institut Douglas

Améliorer les conditions de travail à l’Institut Douglas
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - ArchivesPlusieurs incidents ont eu lieu à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas dans les dernières années blessant ainsi des employés de l’institut.

Le personnel de l’Institut Douglas, à Verdun, réclame des investissements pour améliorer les conditions de travail et assurer sa sécurité. Alors que le gouvernement a annoncé une dépense de 2 M$ pour l’étude préliminaire d’un projet de rénovation, un autre employé est en arrêt de travail après avoir été agressé par un patient.

Bien que le syndicat soit favorable à la modernisation des infrastructures désuètes, l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux (l’APTS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal exige que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, assure l’intégrité physique et psychologique des employés.

«On va investir des millions pour le bâtiment, mais les gens qui sont à l’intérieur sont toujours malades et ils doivent continuer de travailler avec des gens malades», déplore la représentante nationale de l’APTS, Josée Asselin.

Depuis déjà plusieurs mois, elle demande des agents d’intervention pour pouvoir aider dans des cas problématiques. «Ils peuvent faire des fouilles au niveau des usagers au besoin, ils font aussi de la surveillance, de la discipline et ils s’assurent de la sécurité des usagers, explique Mme Asselin. On est loin de l’agent de sécurité qui provient d’une compagnie privée».

Écoute

La liste de rappel est vide, alors que sévit une pénurie de professionnels et de techniciens. «Ça veut dire que si un employé est malade, il n’y a personne pour le remplacer», affirme la représente syndicale.

Mme Asselin explique que ce sont alors d’autres employés, qui n’ont pas nécessairement la formation adéquate, qui doivent prendre le relais. Sinon, c’est le reste de l’équipe qui doit fonctionner avec une personne en moins et «la clientèle est alors plus susceptible d’être désorganisée», dit-elle.

Les professionnels ont des solutions concrètes à soumettre à la ministre de la Santé pour améliorer leur travail et offrir de meilleurs services.

«On ne les écoute pas, déplore Mme Asselin. La ministre McCann a une grande opportunité à travers la période de négociation nationale.»

Le syndicat demande aussi une reconnaissance envers les professionnels et techniciens du réseau en plus d’offrir des conditions de travail adéquates et attrayantes à Douglas.

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