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23:59 7 octobre 2020 | mise à jour le: 9 octobre 2020 à 10:52 temps de lecture: 4 minutes

La pandémie domine le débat entre les candidats à la vice-présidence

La pandémie domine le débat entre les candidats à la vice-présidence
Photo: Julio Cortez/AP Photo

SALT LAKE CITY — La pandémie de COVID-19 qui a fait plus de 210 000 morts aux États-Unis était au coeur des discussions lors du seul et unique débat télévisé entre le vice-président républicain Mike Pence et sa rivale démocrate Kamala Harris à l’élection du 3 novembre.

Échangeant leurs regards à travers des panneaux en plexiglas, le républicain Mike Pence a défendu à maintes reprises le président Donald Trump, dont le travail a été critiqué par sa rivale démocrate qui a adopté un ton poli, mais ferme. Ce débat était d’ailleurs beaucoup plus civilisé que le précédent entre Donald Trump et Joe Biden, même si leurs colistiers ont des visions très différentes d’un pays en crise.

Aucun des deux candidats du débat de mercredi soir n’a voulu dire s’il a eu une conversation avec le candidat à la présidentielle de son parti sur les procédures à suivre s’ils devenaient inaptes à exercer leur mandat en raison de la maladie. Peu importe l’issue de l’élection, la Maison-Blanche accueillera le plus vieux pensionnaire de son histoire dans moins d’un mois puisque le président Donald Trump, 74 ans, a récemment été infecté par le coronavirus, tandis que Joe Biden, 77 ans, pourrait devenir le plus vieux président de tous les temps aux États-Unis.

La pandémie de COVID-19 et ses conséquences sur la santé des Américains et sur l’économie des États-Unis ont aussi été abordées.

Tôt dans le débat, le vice-président Mike Pence a notamment dit qu’un vaccin sera produit dans un «temps record», tout en reprochant à sa rivale «de miner la confiance envers un vaccin» après que celle-ci eut affirmé qu’elle ne se ferait pas vacciner si c’était recommandé par le président Donald Trump et non par les autorités de la santé publique.

«Si les médecins nous recommandent de le recevoir, je serai la première à faire la file pour le recevoir, absolument. Mais si Donald Trump nous dit qu’on devrait le recevoir, je n’irai pas.»

Les thèmes de la soirée

Les thèmes de l’économie, des changements climatiques et de ce que devrait être le leadership américain sur la scène internationale ont permis à M. Pence et Mme Harris d’exposer les positions bien différentes de leur parti respectif sur ces sujets.

Les manifestations liées aux injustices raciales aux États-Unis ont occupé moins de dix minutes de ce débat d’une heure et demie.

«Les mauvais policiers sont mauvais pour les bons policiers et nous avons besoin d’une réforme de nos services de police aux États-Unis», a déclaré la sénatrice Harris.

De son côté, le vice-président Pence a souligné que rien n’excuse les émeutes et le pillage. «Présumer qu’il y a du racisme systémique aux États-Unis est une grave insulte envers nos forces de l’ordre», a-t-il répliqué.

Un débat dans le respect des consignes sanitaires

Les candidats à la vice-présidence de 2020 étaient séparés par des panneaux de plexiglas, placés à 3,7 mètres l’un de l’autre, dans un amphithéâtre de l’Université de l’Utah, à Salt Lake City, où le port du masque était obligatoire. Avant le débat, M. Pence et Mme Harris avaient subi des tests de dépistage de la COVID-19 et leurs résultats étaient toujours négatifs en date de mardi.

Quant aux candidats, Kamala Harris a marqué l’histoire en devenant la première femme noire à se présenter sur la scène d’un débat entre candidats à la vice-présidence. La sénatrice californienne âgée de 55 ans, est issue d’un père jamaïcain et d’une mère indienne. Elle est également une ancienne procureure dont l’interrogatoire pointu des personnes nommées par M. Trump et des candidats aux postes de juges a contribué à faire d’elle une vedette démocrate.

Mike Pence, ancien gouverneur de l’Indiana de 61 ans et ancien animateur de radio, est un chrétien évangélique connu pour sa loyauté inébranlable envers le président Trump. Le vice-président ne partage toutefois pas le ton impertinent ou le style indiscipliné du président, ce qu’il a bien démontré mercredi soir.

La Presse Canadienne











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