Richard Martineau, dites-moi, à qui profite l’islam radical?

Mon cher Richard Martineau, vous qui cassez souvent, hors contexte, du sucre sur le dos des musulmans, qui croyez-vous que ça arrange, que les pays les plus riches de notre planète, les pays producteurs de pétrole, soient corrompus, faibles et dirigés par des crapules qui crétinisent leurs peuples en utilisant à leurs fins l’islam radical?

Vous n’avez pas saisi ma question? D’accord. Je vais la reformuler d’une façon plus pédagogique. Un baril de pétrole équivaut à combien de litres? 159 litres. Bravo, vous avez la bonne réponse. Là, je ne vous pose pas de colle : qu’est-ce qui coûte le plus cher, un litre de pétrole ou un litre de vin? Le vin, bien sûr. Au bas mot, un litre de vin vendu par notre glorieuse SAQ coûte plus de 10 $. Si le prix du baril de pétrole tourne autour des 100 $, au litre, l’or noir coûte 0,63 $.

Troisième question simple : qu’est-ce qui fait rouler l’économie mondiale, le pétrole ou le vin? Le pétrole. Tadam! La dépendance de l’économie de l’Occident au pétrole est irréversible. Notre mode de vie urbain nous rend tributaires des véhicules pour nos déplacements et de la machinerie pour usiner et acheminer nos produits rapidement depuis des manufactures bon marché, à l’autre bout de la planète. Je sais, un bon vivant comme vous, qui aimez à faire bonne chère avec un bon cru, serait tenté de répondre le vin! Mais comment pourriez-vous avoir un bon bordeaux sur votre table sans le transport, tributaire du pétrole? Alors, taisez-vous!

Quatrième question élémentaire : comment se fait-il que le litre de pétrole soit vendu moins cher que le litre de vin ou de Coca-Cola? C’est que les Arabes des pays du Golfe, qui détiennent presque la moitié des réserves de pétrole prouvées de la planète, ne sont pas maîtres chez eux. Pourquoi? Parce que l’Amérique et ses alliés, dont nous, les Canadiens, ont décidé qu’ils ne le seraient pas!

Et comment? Ils ont tout fait pour soutenir des dictateurs qui mangent dans leurs mains. Sinon, si les peuples arabes arrivaient un jour à devenir des démocraties, que feraient leurs gouvernements démocratiquement élus? Ils diraient tout bonnement : «Nous voulons être maîtres chez nous et disposer à notre gré de notre richesse, dont dépend toute la planète. Nous allons la monnayer pour en faire profiter nos peuples avant les autres.»

Imaginez-vous un baril de pétrole à 1 000 $? Ce serait la guerre civile aux États-Unis, et l’Europe reculerait à l’âge de pierre.

Alors, Richard Martineau, à part à vous qui en avez fait votre fonds de commerce lucratif, à qui profite l’islam radical?

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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