Plan d'attaque
Combien de fois êtes-vous allé à une soirée, avez-vous repéré une personne intéressante, et êtes-vous reparti sans oser aller lui parler? Une fois, dix fois, toutes les fois? Eh bien, si vous suivez mon plan d’attaque, ce temps sera révolu!
Trop de célibataires, moi y compris, attendent en se tournant les pouces l’arrivée du prince charmant (ou de la femme idéale). Croyez-moi, une attitude passive ne vous mènera nulle part. Je sais de quoi je parle! Plus les années passent, plus les «bons partis», pour reprendre une expression chère à ma grand-mère, se font rares. C’est donc le moment de passer à l’attaque!
L’an dernier, au festival Osheaga, une amie célibataire m’a lancé un défi, consciente elle aussi du fait qu’il faut parfois aider un peu le destin. Son défi? Sourire à cinq garçons que je trouvais mignons, et obtenir cinq sourires en retour, avant la fin du dernier spectacle. Un défi qui semblait simple comme bonjour, qui m’a permis de me rendre compte que souvent, lorsque je croisais un charmant jeune homme sur la rue, je n’avais pas le courage de planter mes yeux dans les siens et de lui faire mon plus beau sourire. Par gêne, par peur aussi… Peur de quoi? Je ne sais pas trop… J’ai donc relevé son défi avec beaucoup de plaisir, aidée par quelques verres de bière, et j’ai décidé que cet été, je répéterais l’expérience chaque jour – à jeun! – à raison d’un sourire par jour à un inconnu qui aura attiré mon regard sur la rue ou dans le métro.
Je vous entends dire «C’est ça, son plan d’attaque?!» C’est en fait la phase 1 dudit plan, et elle est nécessaire pour se dérider un peu et pour accéder à la deuxième phase, qui se situe dans la même veine. La voici : chaque fois que je verrai quelqu’un qui semble intéressant dans un party, durant un show ou sur une terrasse – ou dans tout autre endroit propice aux discussions –, je m’obligerai à aller lui parler. Que vais-je lui dire? Cela dépendra de chaque situation, mais qui ne risque rien n’a rien, alors je me lancerai à l’eau!
En me soumettant à ce plan d’attaque, je prends toutefois certains risques, notamment ceux d’essuyer un rejet ou de ne susciter que le désintérêt
le plus complet. Si cela se produit, je comprendrai peut-être ce que j’ai déjà fait subir à certains jeunes hommes entreprenants… Le plus grand risque toutefois, c’est que mon plan fonctionne, et que je fasse de belles rencontres! Il me faudra alors être conséquente et laisser tomber cette carapace qui, selon certains de mes amis, empêche parfois les hommes de m’approcher. Ouf, ça promet!
La troisième phase consiste à lancer des invitations quand j’en aurai envie. J’ai rencontré brièvement un beau jeune homme dans un vernissage? Je lui fais une demande d’ami sur Facebook et je lui propose d’aller prendre un verre le vendredi suivant. Et vlan! (Note à moi-même : suivre ce plan d’attaque sans avoir d’attentes.) Alors, prêts et prêtes à suivre vous aussi mon plan d’attaque?
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