Rosemont en guerre contre les îlots de chaleur urbains

On appelle îlot de chaleur une zone urbaine où les matériaux et les constructions, tels les toits plats en goudron, l’asphalte ou encore les masses de béton, emmagasinent la chaleur, provoquant ainsi une surchauffe. La chose n’est pas insignifiante puisque la surchauffe peut atteindre +5 oC!

Voici donc les mesures prises par l’arrondissement, en commençant par le secteur du bâtiment : au cours de la réfection complète d’un toit ou de la construction d’un nouveau bâtiment (public ou privé), le propriétaire sera tenu d’installer un toit vert (toiture végétalisée) ou un toit de couleur blanche. À première vue, on pourrait penser qu’il s’agit là d’une mesure tatillonne imposée par la bureaucratie. Je ne pense pas que ce soit le cas. On a établi que la température d’un toit plat en goudron peut atteindre
70 oC par grande chaleur!

Il est aussi bien connu qu’un toit blanc capture et accumule seulement 15 % de la chaleur solaire, alors qu’une toiture traditionnelle en goudron le fait dans une proportion de 85 %. Le soir venu, toute cette chaleur accumulée est relâchée dans l’environnement, contribuant ainsi à rendre les soirées et les nuits suffocantes.

L’arrondissement se lance également dans ce qu’il appelle les oasis de fraîcheur. Il entreprendra d’ici quelques semaines la transformation d’une ruelle en une toute nouvelle oasis de fraîcheur de 600 m. Ce nouveau corridor vert reliera les stations de métro Beaubien et Rosemont. La zone d’intervention est particulièrement dénuée d’espaces verts.

En adoptant des initiatives pour atténuer les impacts négatifs du réchauffement climatique, l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie donne l’exemple!

Vous pouvez aussi suivre Steven Guilbeault sur Twitter à @s_guilbeault

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