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11:31 11 mars 2014 | mise à jour le: 21 novembre 2014 à 12:12 temps de lecture: 3 minutes

Vol à l'étalage : prévenir au lieu de sévir

Pour combattre le vol à l’étalage, certains commerçants n’hésitent pas à investir de grandes sommes pour transformer leur magasin en petite forteresse.

Un propriétaire angevin dans le domaine de l’alimentation, qui a préféré garder l’anonymat, n’a pas hésité à investir plus de 25 000 $ pour installer des caméras dans les rayons de son supermarché. Cette mesure lui a permis de réduire ses pertes liées au vol à l’étalage d’environ 20 %. Il est toutefois conscient qu’il ne parvient pas à enrayer complètement les larcins.

« Nous jetons un œil aux caméras, mais nous ne pouvons pas uniquement faire cela à journée longue. Il y a des périodes où nous sommes beaucoup plus vigilants, comme durant la période des Fêtes. Il y a aussi les semaines de fin de mois, avant que les gens ne reçoivent leur prochaine prestation d’aide sociale. »

D’autres vont plus loin. En plus d’un système de vidéosurveillance, ils embauchent des gardiens de sécurité bien visibles à l’entrée du commerce ou encore qui se mêlent aux clients.

« Il y a des grandes chaînes de magasins qui embauchent des gens pour surveiller en tout temps leurs marchandises. Des employés sont entièrement dédiés à cette tâche, que ce soit sur le plancher ou dans des bureaux derrière les écrans des caméras. Ce sont généralement des détaillants liés au domaine de la mode », indique Josée Laganière, agente sociocommunautaire au poste de quartier (PDQ) 46.

Politique particulière à chaque commerçant

Il y a plusieurs années, en matière de vol à l’étalage l’objectif des commerçants était surtout de pincer les voleurs sur le fait et de les poursuivre au criminel.

Aujourd’hui, on parle davantage de prévention, de dissuasion. À l’entrée, il n’est pas rare qu’on indique aux clients qu’ils sont surveillés par des caméras. On souhaite ainsi les décourager de commettre un vol.

Les commerçants préfèrent bannir de leur magasin les gens pris sur le fait et simplement récupérer leur marchandise plutôt que d’entreprendre des poursuites criminelles. Lorsqu’ils décident d’aller plus loin, ils le font plutôt civilement.

« Les poursuites criminelles sont généralement longues. Je n’ai pas le temps pour ça, j’ai un commerce à gérer. Ma politique en est une de cas par cas. S’il s’agit d’un récidiviste, je suis beaucoup moins tolérant », avoue le propriétaire interrogé.

Chaque année, l’agente Laganière fait une tournée des commerces angevins. Vol à l’étalage, vol à l’interne, fraudes par carte de crédit ou de débit, fausse monnaie, elle profite de l’occasion pour sensibiliser les commerçants aux différents pièges qui les guettent.

« Nous misons beaucoup sur la prévention, car au bout du compte ce sont tous les consommateurs qui font les frais de ce type de criminalité (augmentation des prix). Le vol à l’étalage, c’est l’affaire de tous. »

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