Verger urbain à Anjou: des fruits à portée de main
Au 6956, avenue des Ormeaux, des panneaux attirent le regard des curieux. « Bienvenue dans notre jardin solidaire! Viens découvrir, sentir, goûter, récolter et faire des rencontres », peut-on lire.
Sur le terrain de la Maison de la famille du SAC Anjou, une douzaine de bacs abritent de petits arbres fruitiers et quelques légumes.
« Cela s’est déjà fait au Jardin botanique et on a été séduit par l’idée. On a organisé une plantation au mois de juin avec des bénévoles et des enfants du service de garde qui est en face de chez nous. L’espace que l’on a en avant de la Maison est idéal, car c’est très ensoleillé » explique Geneviève Bédard, animatrice en agriculture urbaine, qui a travaillé sur ce projet.
Volet alimentaire
Poires, fraises, bleuets, cassis ou encore groseilles et cerises de terre, les fruits poussent lentement, mais sûrement depuis leur mise en terre.
Chaque lundi, plusieurs bénévoles viennent aider à arroser et à entretenir le verger. Ces personnes bénéficient de l’aide alimentaire que offert par l’organisme, mais ce service est fermé l’été.
« C’est certain que ce n’est pas avec quelques fruits, une salade et deux-trois radis que l’on se nourrit, mais c’est toujours un petit plus en attendant que le verger grossisse un peu », indique Mme Bédard.
Créer des liens
Le projet est aussi un moyen de rassembler la population.
« Quand on s’occupe des plantations, on discute, on prend un café, parfois même on dîne ensemble avec ce que l’on récolte. Il y a beaucoup de convivialité et c’est très apprécié », note Mme Bédard.
Plusieurs résidents lui ont également confié venir faire un tour le soir et s’asseoir quelques minutes sur les chaises installées dans le verger.
Le « Jardin solidaire » a aussi une vocation pédagogique.
« Cela permet de faire découvrir comment cultiver et récolter ses propres fruits et légumes à des personnes qui n’ont jamais eu accès à un jardin. C’est aussi de montrer que dans un espace restreint, on peut faire des plantations avec des matériaux simples et issus de la récupération », ajoute l’animatrice.
Dans le verger, on peut en effet voir des bacs de recyclage, des sacs d’épicerie en tissu ou encore des cagettes de bois utilisés comme contenants.
La Maison de la famille du SAC Anjou fait également son propre compost et récupère l’eau de pluie, pour nourrir et arroser ses plantations.