Rendez-vous raté avec « La petite séduction »

Les caméramans de l’émission « La petite séduction » de Radio-Canada ne tourneront finalement pas dans les quartiers de Tétreaultville et Longue-Pointe. L’équipe de production n’a pas reçu l’appui des élus de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

En fait, les édiles municipaux avaient un problème d’éthique avec le fait que le projet soit mené par Suzie Miron, résidant depuis plus de 40 ans dans le quartier et également militante active auprès de Projet Montréal.

Après diverses salves auprès de son administration, le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, ne croit pas que la citoyenne puisse être objective dans le cadre d’un tel projet. Il en a parlé avec la recherchiste de l’émission.

Lorsque Mme Miron a recontacté l’employée pour s’enquérir des derniers développements, celle-ci lui a suggéré de soumettre de nouveau la candidature de son quartier l’an prochain.

La principale intéressée est évidemment déçue et choquée de la tournure des événements.

« Nous avions des dates de tournage (27, 28 et 29 juin). Nous sommes passés à côté d’une très belle vitrine pour promouvoir et faire découvrir nos quartiers pour de la petite politicaillerie », déplore Mme Miron.

Ce qui attriste la citoyenne, c’est qu’elle aurait été prête à se retirer pour laisser la place à une autre organisatrice. Elle l’aurait mentionné au maire.

Celui-ci dit plutôt qu’aucune représentation en ce sens n’a été faite.

Mme Miron ne comprend pas la position des élus de l’arrondissement.

« Le concept de l’émission est de mettre les gens en valeur et de redonner un sentiment d’appartenance aux citoyens. Le maire des villages ou endroits visités est fréquemment interviewé dans le cadre de l’émission. M. Ménard aurait aussi eu son mot à dire. Je croyais sincèrement que c’était une opportunité à ne pas manquer.

« Je travaille avec les gens de l’arrondissement et les élus dans plusieurs autres dossiers. Mon allégeance politique n’a jamais été un obstacle! »

Dans sa lettre de mise en candidature, Mme Miron parlait des divers organismes du quartier (Atelier d’histoire), des talents locaux (musiciens du parc de la promenade Bellerive), des attraits du quartier (navette fluviale du parc de la promenade Bellerive), de l’histoire du quartier (notamment du fait que le quartier Longue-Pointe a été démoli pour ensuite être reconstruit et modernisé) et bien plus encore.

Quand la réponse initiale de la recherchiste est arrivée, elle était très heureuse. Elle croyait vraiment que c’était dans la poche.

Loin de s’abattre sur ce premier obstacle, elle retentera le coup l’an prochain, dans la mesure où l’émission est reconduite pour une nouvelle saison.

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