Révision de la dotation : Applebaum rencontre les élus d’Anjou

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Dans le cadre de la tournée des élus visant à discuter des pistes de solutions pour mettre fin aux iniquités budgétaires entre les arrondissements, Michael Applebaum, président du comité exécutif de la Ville de Montréal, s’est arrêté à Anjou, le 8 février, afin de rencontrer le maire Luis Miranda et ses conseillers.

La visite de M. Applebaum a duré près de deux heures. À la sortie de la rencontre, les participants ont semblé détendus et n’ont pas hésité à faire quelques blagues, en français, et en anglais.

Il s’agissait de la huitième rencontre du genre pour le président du comité exécutif et comme les fois précédentes, il a assuré que les discussions ont été cordiales et constructives, affirmation à laquelle a acquisse le maire de l’arrondissement, M.Miranda.

« Luis, ça fait 22 ans qu’il est maire d’Anjou. Il comprend les enjeux importants et les spécificités de l’arrondissement. Mon objectif est de travailler avec les élus de toutes les formations politiques afin d’arriver à des recommandations pour une commission qui va proposer des ajustements et de nouvelles façons de financer les arrondissements pour l’année 2013. Je veux arriver avec un plan d’action et les fonds qui vont avec.

« Il faut tenir compte de la capacité des contribuables à payer. Il faut être unis au sein de la Ville-centre pour forcer le gouvernement [du Québec] à nous aider et d’assurer le développement économique de Montréal», a indiqué M. Applebaum.

Il affirme avoir eu de « bonnes discussions » portant sur différentes pistes de solutions. Questionné sur la nature de celle-ci, le représentant de la Ville-centre a été avare de commentaires. Il dit vouloir rencontrer tous les élus et analyser toutes les solutions soumises avant de se prononcer.

Lors de l’annonce du processus de révision de la dotation des arrondissements, par le maire de la Ville de Montréal, Gérald Tremblay, son homologue angevin s’était dit « ouvert, mais sceptique » quant aux résultats de cette démarche. Après sa rencontre, M. Miranda s’est plutôt dit confiant.

« On va tenter de trouver des solutions pour partager la richesse montréalaise pour que tout le monde en bénéficie. Montréal, ce n’est pas une corne d’abondance. On est très limité avec nos budgets et il faut être imaginatif. Tout le monde va devoir se serrer la ceinture. J’ai confiance. Par contre, s’il manque son coup, ça va être grave parce que les gens vont dire : Ha non, encore une fois. C’est un nouveau joueur, il faut lui laisser sa chance. On ne peut pas être défaitiste », estime l’édile angevin.

À cela, MM. Applebaum et Miranda ont ajouté, de concert, qu’il est facile de jouer la carte politique en critiquant l’administration, surtout lorsque l’on appartient à une formation politique rivale. Ils soutiennent qu’il est beaucoup plus difficile de négocier avec des membres de son parti, puisque les exigences sont plus élevées et qu’il y a une obligation de résultat.

Parc industriel et Galeries d’Anjou

Par le passé, M. Miranda a dénoncé, à plusieurs reprises, le fait que le parc industriel de l’arrondissement ainsi que les Galeries d’Anjou constituaient « la vache à lait » de la Ville-centre. Il a souvent réclamé qu’une partie des sommes issues de la taxation de ces deux pôles soit retournée à l’arrondissement pour défrayer les coûts que ces infrastructures engendrent localement. M. Applebaum s’est dit sensible à cette situation, tout en rappelant que d’autres secteurs de Montréal aussi, vivaient des réalités semblables.

« Anjou apporte énormément d’argent à la Ville grâce à son secteur industriel. Par contre, je ne peux pas dire que je vais traiter le financement de la Ville qu’en fonction des zones industrielles. Il ne faut pas oublier les arrondissements qui font du développement résidentiel.

« On a les Galeries d’Anjou, le secteur industriel, le centre-ville, les hôpitaux, les universités, etc. Il faut que les arrondissements qui créent la richesse soient capables d’avoir quelque chose en retour », fait valoir M. Applebaum.

La Ville-centre entend également faire sa part et souhaite réduire ses dépenses de 250 M$, notamment en abolissant 1000 postes et en réglant le problème des fonds de pension.

« Il ne faut pas oublier qu’on a aussi des demandes. Par exemple, on a un service d’urbanisme à la Ville et on reçoit des demandes de développement, comme à Griffintown. Ça nous prend du personnel pour assurer la réalisation de ces projets », fait valoir le président.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.