Une femme qui donne de son temps

Desjardins Josianne - TC Media
Ginette Malo habite le quartier Mercier depuis seulement deux ans, mais elle a déjà cumulé de nombreuses heures de bénévolat et d’action communautaire. Portait d’une femme qui donne de son temps.

C’est après avoir quitté un emploi à temps plein il y a quelques années que Mme Malo s’est tournée vers le bénévolat.

« J’avais un bagage communautaire avant d’arriver ici. Je donnais des cours d’informatique dans le Centre-Sud par exemple », fait-elle valoir.

Une fois arrivée dans le secteur, elle a découvert le Carrefour des femmes d’Anjou qui l’a accueillie à bras ouvert. « Il y avait un poste en informatique disponible. J’ai aussi participé à des sorties comme à la cabane à sucre ou pour la cueillette des pommes. Et puisque je n’ai pas de voiture, j’en profite aussi! », raconte-t-elle.

Pour la dame de 57 ans, le bénévolat est plus qu’un passe-temps. C’est aussi moyen un de partager ses connaissances. « Je vois le bénévolat comme les familles nombreuses d’avant, c’est-à-dire qu’il y a de l’entraide et les femmes se sentent plus intégrées. Ça permet aussi de recréer des familles qui ont été séparées et de prendre soin des individus », explique-t-elle.

Par ailleurs, Mme Malo est aussi devenue membre du Collectif en environnement Mercier lorsqu’elle a défendu le dossier du bruit des camions qui faisaient de la livraison de nuit au Provigo, situé près de chez elle.

Valoriser le bénévolat

Le bénévolat devrait être encore plus valorisé, selon Mme Malo, qui croit que le gouvernement aurait tout intérêt à investir dans les organismes communautaires.

« Dans l’ensemble, il doit y avoir du changement et plus de financement pour les centres. Depuis la désinstitutionnalisation, plus de femmes se retrouvent avec peu de ressources et des problèmes en santé mentale. C’est de l’aide au premier niveau que ces femmes peuvent retrouver dans les organismes, avant qu’elles ne soient trop en difficulté », soutient-t-elle.

Interrogée sur l’importance de la journée des femmes, Mme Malo estime que les femmes qui s’impliquent dans le domaine communautaire, et qui sont très nombreuses à le faire, devraient être reconnues davantage pour leur contribution sociale.

D’ailleurs, celle-ci mentionne que le Carrefour des femmes d’Anjou est toujours à la recherche de nouveaux bénévoles.

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