Les études et l’escrime

Le club d’escrime Les Spartiates d’Anjou est bien plus qu’un endroit où l’on pratique et enseigne l’escrime. Depuis maintenant un an, l’association sportive offre aussi du tutorat à ses athlètes.

« Thierry (entraîneur principal du club) et moi voulions faire quelque chose pour les jeunes. Les tireurs n’ont pas toujours le temps de bien se préparer pour les examens ou ils manquent des entraînements pour étudier », explique Tara-Anne Ronai, conceptrice pédagogique et tutrice.

En septembre 2010, Thierry Bourbonnais et Mme Ronai ont proposé une formule de tutorat aux membres du club. Le projet, financé par les parents à l’ordre de 6 $ pour une heure, par le club et par une subvention offerte par la Caisse Desjardins Anjou, était lancé.

Chaque élève a un tuteur qu’il rencontre pendant une heure lors des séances d’entraînement. « Nous rencontrons les jeunes avant ou après leur pratique. Les parents sont alors moins stressés, car il y a moins de voyagement et l’enfant est aidé dans ses études. De plus, ça augmente le temps en famille », affirme Mme Ronai.

Un mariage difficile

Concilier le sport et les études n’est pas chose facile, confirme Mme Ronai, ancienne membre de l’équipe nationale cadette/junior d’escrime. « C’était dur de concilier le tout avec les voyages pour les compétitions, les entraînements, les cours et les devoirs. J’ai arrêté de faire de l’escrime au cégep, car c’était trop difficile pour moi. Si j’avais eu de l’aide ou un tuteur, je pratiquerais peut-être encore ce sport », avoue-t-elle.

Peu d’inscrits

En ce moment, seulement trois escrimeurs participent au programme d’aide aux devoirs. « Nous n’avons pas beaucoup d’inscrits, car le projet est peu connu. Les gens apprennent son existence par le bouche-à-oreille, révèle Mme Ronai.

« Toutefois, il y a déjà plus d’intérêt cette année. Nous avons eu des commentaires positifs de la part des parents. Nous remarquons le succès du projet, car nos élèves ont de meilleurs résultats. »

Le tutorat n’est pas offert exclusivement aux jeunes ayant des problèmes d’apprentissage ou des difficultés dans leur parcours scolaire. « C’est ouvert à tous, autant à celui qui n’aime pas faire ses devoirs qu’à celui qui veut acquérir de nouvelles méthodes de travail. Nous offrons aussi un milieu où il y a moins de distractions. Notre objectif est de donner de bonnes habitudes d’études à nos élèves », soutient-elle.

Même si le projet est encore bien jeune, Mme Ronai pense déjà à l’avenir. « Je ne connais aucun autre club sportif à Montréal qui offre du tutorat. Je crois que ce serait une bonne idée que tous le proposent. »

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.