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16:28 20 juillet 2015 | mise à jour le: 20 juillet 2015 à 17:15 Temps de lecture: 3 minutes

Obama: «Yes he can»!

Obama: «Yes he can»!
Photo: youtube

Barack Obama mérite-t-il d’entrer dans les livres d’histoire par la grande porte?

Le slogan «Yes we Can» a été martelé par Obama pour réussir son raz-de-marée vers le bureau ovale. Mais les déceptions se sont accumulées et on a vite compris qu’un homme, même le président des États-Unis, ne peut à lui seul changer le monde.

Le 44e président américain a sauvé l’économie de son pays et, dans la foulée, son industrie automobile. Avec l’ObamaCare, il a permis à des millions d’Américains d’accéder aux services de santé.

Mais Obama a failli, surtout pour défendre la démocratie libérale. Des Américains qui travaillent sous ses ordres espionnaient ses propres citoyens et le reste du monde. Or, les Julian Assange, Edward Snowden et autres lanceurs d’alerte sont toujours les cibles de la justice de l’Oncle Sam.

Certes, Obama a bel et bien mis fin à l’engagement militaire américain au Moyen-Orient, mais il y a intensifié les attaques de drones. Dans la traque de quelques dizaines de terroristes, l’Amérique a tué plus d’un millier d’innocents civils.

Pire, Obama maintient la prison de Guantanamo ouverte et semble hésiter à imposer la force du droit dans le traitement des conflits internationaux.

Cela dit, alors que plusieurs n’attendaient plus rien de lui, le premier président noir de l’histoire des États-Unis surprend. Après la débâcle des démocrates aux dernières élections de mi-mandat, Obama a comparé ses deux présidences à un match de football américain et a promis le meilleur à son 4e quart. Tour à tour, il a favorisé le début d’une paix des braves avec Cuba et l’Iran et a réformé la loi pour protéger mieux les libertés civiles et la vie privée.

Obama va léguer une économie américaine en bonne santé, même si les riches ne cessent de s’enrichir alors que l’équivalent du triple de la population du Québec vit dans la précarité chez nos voisins du Sud.

Obama a rétabli la diplomatie pour régler les conflits armés, même s’il a manqué de courage, et peut-être de temps, pour relancer une paix des braves au Moyen-Orient.

Obama n’a pas réussi à stopper la folie meurtrière et le racisme de certains de ses compatriotes, mais c’est sous son mandat que le drapeau controversé des confédérés a été retiré.

Obama n’a pas réussi à protéger toutes les libertés individuelles, mais il a défendu le mariage entre personnes de même sexe et c’est sous sa présidence qu’il a été légalisé aux États-Unis.

Alors, si on juge un homme sur un bilan, Obama a mieux fait que ses prédécesseurs dont les mandats ont été entachés de scandales.

Malgré certaines promesses rompues, à elle seule, l’image d’Obama entonnant la très symbolique chanson Amazing Grace à l’éloge funèbre des paroissiens noirs tués, le 17 juin dernier, à Charleston, résume le style de ce président qui va sûrement marquer l’histoire!

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