Lier taxes et environnement
Jean Charest déclarait récemment ne pas vouloir lier lutte aux gaz à effet de serre et taxes pour renflouer les coffres de l’État. On peut se demander pourquoi.
En effet, les deux sont une nécessité. Pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups? Les écotaxes, et particulièrement les taxes sur le carbone, sont très utilisées en Europe. La Finlande a adopté une taxe carbone dès 1990. Elle fut suivie par la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et la France qui vient de décider de taxer le carbone en 2010.
Le ministre suédois des Finances déclarait récemment à propos des taxes carbones : «C’est une très bonne source de revenus et c’est un modèle très efficace pour réduire les émissions de CO2». De plus, le Québec n’a-t-il pas innové à l’échelle nord-américaine en 2007 en mettant en place une petite taxe sur les hydrocarbures?
Notre environnement est de plus en plus mal en point, et nous nous devons d’agir énergiquement. Les ténors de l’écologie nous disent qu’il faut changer de mode de vie. Dans ce contexte, l’utilisation des écotaxes, loin d’être un prétexte pour aller chercher plus d’argent dans les poches des citoyens, doit être vue comme un moyen d’aller vers des comportements plus écologiques.
Pourquoi le gouvernement envisage-t-il de faire du développement vert et pas d’appliquer des taxes vertes? L’environnement est-il à protéger seulement quand on fait de l’argent?
Pascal Grenier, simplicitaire