Tour de Pise, encore et toujours
Je m’adresse à vous, les 25 parents qui venez de gagner à la Cour suprême ainsi qu’à vous, les quelque 5 000 autres couples qui avez, vous aussi, envoyé vos enfants à l’école anglaise en utilisant le subterfuge des écoles «passerelles».
Mesdames et messieurs, en refusant de satisfaire minimalement aux demandes de la loi 101, vous avez manifesté un mépris profond pour la nation qui vous a accueillis. Et, quant à moi, vous êtes persona non grata sur ce territoire québécois.
Sans surprise, la Cour suprême vient encore une fois de pencher du même bord, dans un jugement «équilibré à la canadienne», c’est-à-dire sans le respect minimal dû, dans la pratique, à cette nation québécoise à qui l’on a imposé la constitution trudeauiste de 1982.
Oui, au Québec, nous avons besoin de l’immigration, thème principal de la nouvelle campagne gouvernementale, mais nous avons besoin d’immigrantes et d’immigrants qui viennent enrichir notre nation et la réalité francophone qui est la nôtre.
Très chaleureuse bienvenue, par contre, à vous tous (et vous êtes les plus nombreux) qui, de partout dans le monde, venez partager nos valeurs, nos richesses matérielles, linguistiques et culturelles et qui décidez, dans le respect de vos différences, de vous intégrer à la nation québécoise, de faire partie de ce que nous sommes et voulons être ensemble.
Normand Breault