Pour en ressortir tous gagnants…
Au lieu de faire des «accommodements» des privilèges pour quelques-uns, si on les transformait en «assouplissements» pour tous?
Si, au lieu de se disputer au sujet des «raisons» pour lesquelles on peut avoir le «droit» d’avoir une préférence, on décidait que «dans la mesure du possible et à condition que la personne qui en fait la demande accepte d’encourir des délais ou, dans certains cas, des frais additionnels raisonnables, les administrations publiques devront accueillir les demandes de tout citoyen d’être servi par la personne de son choix, de manger ou non de la viande à la cafétéria ou de travailler ou non en manches longues»?
Si toutes les fêtes religieuses devenaient des congés fériés pour tous? La supposée «perte de productivité» serait peut-être compensée par la diminution des congés de «maladie» et un enthousiasme accru durant nos nombreuses journées de travail?
Si, au lieu de faire des difficultés à ceux qui veulent prendre des journées de prière, on permettait les échanges de gré à gré de périodes de cours ou les remplacements pour tous, peu importe les raisons, à condition que ceux qui le font prennent la responsabilité de faire les démarches nécessaires de remplacement et garantissent des résultats satisfaisants?
Si les médias faisaient connaître toutes les «solutions» possibles, même si elles sont pour l’instant marginales, sans exiger de leurs partisans grève de la faim ou immolation par le feu, au lieu de ne faire état que des «problèmes» actuels, peut-être la société évoluerait-elle davantage et en verrait-on les résultats dans les sondages?
Charles-Gilles Massé, Greenfield Park