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Une idée simple

Depuis peu, les médias commencent à reconnaître une crédibilité et un sérieux à Richard Bergeron. Cependant, tel n’a pas toujours été le cas. Son plus grand crime : ne pas répondre aux standards actuels d’un politicien. Il est professeur d’université, il a osé avancer des idées qui jusqu’à peu paraissaient encore impossibles tel le tramway et, de surcroît, il a la mauvaise habitude, comme Obama, de fumer.

Cependant, force est de reconnaître que les idées qu’il avançait aux dernières élections il y a quatre ans et qu’il avance encore aujourd’hui sont en grande partie les solutions pour les maux de Montréal : le tramway, les péages sur les ponts, les rues piétonnières, les campagnes électorales avec un financement limité. De plus, ces idées sont aujourd’hui largement acceptées.

Par ailleurs, malgré une image atypique, le parcours professionnel de Richard Bergeron montre qu’il s’agit  d’un personnage sensé. J’ose croire que nos professeurs d’université le sont. En outre, le juge Gomery a fort probablement utilisé son propre jugement avant de s’associer avec un chef de parti politique et de reconnaître Richard Bergeron comme crédible et capable d’être maire de Montréal.

L’exemple de Bogota, capitale colombienne, est éclairant à ce sujet. Son ex-maire, Antanas Mockus, qui a commencé sa carrière politique en dévoilant son séant devant un parterre d’étudiants, également professeur d’université, a sans contredit été l’un des plus grands maires de cette ville à laquelle il a permis plusieurs avancées notables : transport, accès à l’eau, baisse de la criminalité.
Jorge Rojas

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