Un petit capitaine s.v.p.
Le petit gabarit de Brian Gionta a poussé plusieurs observateurs à affirmer que son embauche par le Canadien en juillet, pour la somme de 25 M$ sur cinq ans, était une erreur.
Un mois après le début de la saison, on a déjà oublié tout ça, car il est clair que Gionta donne au jeu une dimension dont le Canadien avait désespérément besoin.
Éthique contagieuse
Difficile de croire qu’un joueur d’à peine 5 pi 7 po contribue à faire du Tricolore une équipe plus difficile à affronter, mais c’est l’exploit que Gionta réalise. En fait, ses pieds sont sans cesse en mouvement depuis qu’il a atterri dans la métropole, et son éthique de travail est contagieuse.
L’alignement de la Flanelle regorgeait depuis quelques saisons de petits joueurs talentueux, mais qui n’abordaient pas du tout un match comme le fait l’ancien des Devils du New Jersey. On dirait que Gionta considère chacune de ses présences sur la glace comme une occasion de prouver à tous ceux qui ont douté de sa capacité à atteindre la Grande ligue à cause de sa taille qu’ils avaient tort.
La bougie d’allumage
Gionta est une bougie d’allumage dans une équipe qui se cherche encore, après tous les changements de l’été. Il n’y a donc pas de meilleur exemple à suivre que le sien, et c’est pourquoi il devrait être nommé capitaine du Canadien.
En plus de ses capacités sur la glace, Gionta compose bien avec les hordes de journalistes qui suivent l’équipe aussi bien sur la route qu’à Montréal. Et ses coéquipiers n’ont d’autre choix que de respecter celui qui a défié toutes probabilités rien qu’en atteignant la LNH et qui a une conquête de la coupe Stanley à son CV.
Le Tricolore est une formation qui a rarement travaillé plus fort que ses adversaires au cours des dernières saisons. En fait, chaque saison, le club s’est rendu aussi loin que son talent pouvait le porter, et pas plus. Gionta est l’antithèse de ce genre de mentalité, car sa contribution dépasse de beaucoup ses simples aptitudes.
Enfin, le Canadien possède un joueur qui travaille fort, qui cause des revirements et qui sait quoi faire lorsque la rondelle se retrouve près de son bâton. Il ne reste qu’à coudre un «C» sur son chandail.