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L'eau qui tombe du ciel suffirait-elle à Montréal?

De l’avis général, l’été 2009 aura été particulièrement pourri. C’est vrai en termes de nombre de jours de pluie, mais pas en quantité : au cours des mois de juin, juillet, août et septembre, il est tombé 317 mm d’eau, ce qui est dans la norme des 10 dernières années (environ 300 mm), et bien moins pire que les étés 2005 et 2006 (501 et 459 mm).

Au cours de la dernière décennie, la moyenne des précipitations annuelles à Montréal (pluie + neige) n’a pas varié par rapport à la décennie précédente. En revanche, elles sont devenues beaucoup plus irrégulières (75 % d’écart entre l’année la plus sèche et la plus humide, contre à peine 28 % pour la décennie précédente).

C’est la conséquence probable du réchauffement planétaire, qui augmente l’instabilité du climat. Nos besoins en eau. Tout ramené sous forme liquide, il tombe environ  1 000 mm d’eau chaque année à Montréal, soit pas moins de 1 000 litres par mètre carré. Mais cette abondance n’est qu’apparente comparée à nos besoins en eau.

N’oublions pas que les Qué­bé­cois sont les plus gros consommateurs d’eau au monde. L’ensemble de Montréal (ménages, institutions, commerces, industries…) engloutit chaque jour 2,5 millions de m3 d’eau potable (1 400 litres par personne!) Même en transformant les 480 km2 de notre île en une immense citerne recouverte d’asphalte pour capter et stocker la moindre goutte, nous récolterions seulement la moitié de notre consommation.

Bien sûr, nous avons le Saint-Laurent. Mais que se passerait-il s’il devenait, par exemple, trop pollué pour servir à produire notre eau potable ? La pluie, c’est plate, mais c’est aussi la vie… dans tous les sens du terme!                

terendstucompte@gmail.com

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