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Effets négatifs

Les réactions à ma lettre du vendredi suggérant que les avis d’urgence dans le métro montréalais devraient se faire en français et en anglais prouvent que le français est en recul au Québec et au Canada en raison de l’ignorance et de l’insécurité de certains membres de la société incapables de regarder au-délà des frontières provinciales, et qui croient encore que la promotion d’une langue se fait à travers l’interdiction et la prohibition.

Les agences de publicité savent très bien que la meilleure façon de promouvoir quelque chose est en créant des sentiments positifs. Les politiques indépendantistes n’ont fait que promouvoir un sentiment hautement négatif envers le français à l’extérieur du Québec. Naturellement, de moins en moins de gens sont intéressés à apprendre le français au Canada.

Contrairement aux opinions exprimées, plusieurs villes unilingues à travers le monde communiquent des messages bilingues et trilingues dans des lieux publics, surtout celles qui accueillent un grand nombre de visiteurs étrangers.

Les villes bilingues le font toujours, à l’exception de Montréal. Car Montréal est bilingue.
Les dizaines de milliers d’étudiants étrangers qui viennent dépenser leurs beaux dollars dans l’économie montréalaise le font parce qu’ils peuvent étudier, en anglais, des disciplines qui n’ont rien à voir avec le français. Mais je comprends que certains fanatiques ne souhaitent rien de moins que de voir ces gens retourner chez eux et que les institutions anglophones aillent se faire voir ailleurs.

Fede Sanchez, Montréal

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