Une chasse propre
Dans l’édition de mercredi, Noémie Micoulet dénonçait la chasse aux phoques et l’article de Métro sur la collection de vêtements Seal. Je remarque, à la lecture de cette opinion, que Mme Micoulet s’indigne, répète maintes fois que cette pratique est une horreur, mais n’explique en rien pourquoi. J’aimerais bien comprendre ce qu’elle reproche aux chasseurs de phoques.
Car cette chasse n’a rien d’immoral ou de répugnant. Pourquoi cette pratique serait-elle moins acceptable que l’élevage bovin, de volaille, de poisson? Que la chasse sportive? Depuis toujours, l’homme tue des animaux pour se nourrir et se vêtir. Condamner moralement la chasse aux phoques est aussi absurde que qualifier d’immoral un lion qui mange une gazelle. Ah, bien sûr le phoque est un animal plus attendrissant, plus cute qu’un porc ou qu’un poulet.
La réalité est que la chasse aux phoques est l’une des chasses les plus «propres», car elle est extrêmement réglementée, que ce soit par les quotas pour la quantité ou par l’interdiction de la chasse des blanchons (bébés phoques), afin d’assurer la reproduction, et donc la continuité de l’espèce. Les images de phoques tués par les chasseurs paraissent peut-être brutales, mais en fait, leur mort est sans douleur et instantanée. Peu d’industries alimentaires peuvent se vanter d’avoir des méthodes aussi efficaces et respectueuses de l’animal.
– Maxime Perron