Atteindrons-nous les objectifs?
L’entente des pays riches sur les objectifs du Millénaire promettait de réduire de moitié la pauvreté extrême d’ici 2015. Or, selon des lettres écrites par des responsables gouvernementaux canadiens, le microcrédit, qui est reconnu comme une mesure efficace pour lutter contre la pauvreté, ne serait accordé que lorsque l’activité économique est déjà soutenue et que les finances de la famille sont suffisantes. Par conséquent, les personnes dont le revenu est au-dessous de 1,25 $ par jour sont exclues.
Il faut se rappeler que le but du microcrédit est de permettre aux citoyens les plus pauvres du monde en Haïti, au Kenya ou ailleurs de se sortir de la pauvreté extrême. Accorder à ces gens des prêts de 100 $ ou de 200 $ fait une énorme différence dans leur vie. Une étude de Fonkoze (grande institution de microcrédit en Haïti) a démontré qu’en 18 mois, de petits prêts accordés aux familles les plus pauvres ont permis de réduire de 20 % la pauvreté extrême. Ces gens ont pu faire vivre leur famille et retrouver ainsi leur dignité.
À l’heure actuelle, l’ACDI donne environ 40 M$ annuellement sur les 5 G$ alloués aux programÂmes d’aide étrangère. Étant donné que la croissance économique durable est un des objectifs du Canada pour les pays en développement, il serait primordial que le Canada double le montant destiné au microcrédit.
Je souhaite que le groupe d’experts du G8 profite de l’occasion pour renforcer les institutions de microcrédit, afin d’atteindre les Objectifs du MilléÂnaire pour le développement.
– Denise Doiron, Québec