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Le polo, un sport pour tous!

Elisabeth Braw - Metro World News

Nacho Figueras est en mission. Il souhaite démocratiser le polo, sport qui est encore associé aux riches. Le fait qu’il soit bel homme – et l’un des meilleurs joueurs de polo – ne nuit pas.  De plus en plus de gens découvrent que ce sport n’est pas réservé à l’aristocratie british!

L’an dernier, les lectrices du magazine Vanity Fair ont élu Nacho Figueras deuxième plus bel homme de la planète. Derrière la superstar Robert Pattinson, mais devant le footballeur David Beckham. En fait, Figueras est souvent sur­nommé le «David Beckham du polo». Mais contrairement au joueur de soccer anglais, il doit convaincre la population que son sport peut être pratiqué par tout le monde.

«Encore aujourd’hui, le polo est pratiqué dans des endroits très sélects, note Nacho Figueras, dont le vi-sage apparait dans les réclames de parfum de la célèbre marque Polo Ralph Lauren. Je peux donc comprendre que les gens trouvent ce sport peu abordable. Ma mission est d’amener le polo aux gens en jouant dans des endroits plus accessibles.» C’est ce qu’il a fait en juin. En compagnie du prin­ce Harry, il a fait une démonstration de ce sport devant une foule de 15 000 personnes à New York.

«C’est divertissant de regarder 8 joueurs qui filent à 50 km/h, explique le joueur d’origine argentine. Il y a aussi quelque chose de magique de voir des hommes sur des chevaux.» Le polo serait né en Perse, avant la naissance du Christ, et aurait ensuite migré vers l’Asie, l’Angleterre et les Amériques. D’abord réservé aux soldats de la cavalerie, le sport est devenu peu à peu populaire chez les aristocrates.

L’intérêt pour le polo, qui met aux prises deux équipes de quatre joueurs, croît un peu partout sur la planète. Aux États-Unis seulement, le nombre de joueurs est passé de 500 dans les années 1960 à 3 500 aujourd’hui. «De 50 à 60 étudiants du se-condaire et du collégial participent à nos camps d’entraînement chaque année», explique Louis Lopez, entraî­neur de l’équipe de polo de l’Université de la Virginie, championne en titre aux États-Unis.

«Parfois, je me demande si nous leur rendons service en leur enseignant la pratique d’une activité qu’ils ne pourront peut-être pas se payer plus tard, lance le coach. Mais au moins, ils pourront écouter et comprendre les matchs et, peut-être, jouer quand ils auront un revenu plus élevé.» Le sport se présente au­jourd’hui sous différentes formes. Ceux qui ne peuvent monter à cheval – ou qui ne peuvent s’en payer un – ont élaboré de nouvelles versions du polo. On joue maintenant au polo à bicyclette, en Segway, en voiturette de golf, à BMX et même… en canot!

En outre, le polo de plage gagne en popularité. Plusieurs hôtels britanniques offrent des leçons aux débutants et aux enfants. Malgré ces nouvelles versions, le polo traditionnel demeure roi, probablement parce que frapper une minuscule balle tout en contrôlant un cheval demande des habiletés exceptionnelles. «Les joueurs doivent avoir des réflexes incroyables, explique Peter Rizzo, directeur de l’Association américaine de polo. Il faut conduire le cheval – qui galope à 50 km/h – de la main gauche et frapper la balle de la main droite.»

 Entre les rencontres, Nacho Figueras s’occupe de son cheval, rencontre les vétérinaires, s’entraîne et s’amuse avec ses trois enfants. Il pourrait aisément abandonner le sport et faire beaucoup d’argent en tant que mannequin. «Mais le polo, c’est un mode de vie, raconte le modeste sportif de 33 ans. Je n’arrêterai jamais de jouer, peu importe l’argent qu’on m’offre.»

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