Le Tricolore refuse de mourir
Décidément, le Canadien est dur à battre quand il a le dos au mur. Comme au cours des deux premières rondes de séries la saison dernière, les hommes de Jacques Martin l’ont emporté au moment où ça comptait le plus.
«On a fait comme en saison régulière quand ça va moins bien, c’est-à-dire simplifier le jeu au maximum, a expliqué Mathieu Darche dans le vestiaire après la rencontre. Ça nous permet de réduire les chances de marquer des adversaires. En plus, nous avons capitalisé sur l’avantage numérique. C’est ce qui a fait la différence.»
Jacques Martin a lui aussi voulu signaler le travail des siens dans les unités spéciales. «Les deux buts sur le jeu de puissance étaient bien sûr très importants, mais il faut souligner l’excellent travail des joueurs en désavantage numérique.»
On peut toutefois relativiser le succès de l’attaque à cinq du CH. Oui, le Canadien a fait mouche à deux reprises, mais il a eu besoin d’un avantage de deux hommes à chaque fois pour y parvenir. Il a été blanchi à cinq autres occasions et se défendait beaucoup plus souvent qu’il n’attaquait quand les deux équipes étaient à forces égales.
L’expulsion de Milan Lucic après que ce dernier eut projeté Jaroslav Spacek dans la bande en deuxième période a aussi permis aux Montréalais de respirer un peu. Spacek a quitté la patinoire quelques instants avant de revenir dans l’action.
Lars Eller s’est également blessé durant la rencontre. Il est retourné au vestiaire après s’être blessé à l’épaule en première période. Il est revenu au jeu, mais semblait incommodé par sa blessure.
Carey Price, pour sa part, ne semblait pas en pleine forme mardi. Le gardien du Canadien a quand même volé un but à Chris Kelly dans les derniers instants de la joute. Le match ultime de la série aura lieu ce soir à Boston.
L’attaque à cinq de Boston en panne
C’est assez facile d’expliquer la défaite des Bruins mardi : elle est due à l’indiscipline et à l’inefficacité de l’avantage numérique. Les hommes de Claude Julien n’ont flanché que lorsque leurs adversaires profitaient d’un avantage de deux hommes et n’ont pas été en mesure de profiter de leurs quatre occasions sur le jeu de puissance.
Depuis le début de la série, les Bruins ont 0 en 19 sur l’avantage numérique. «C’est un gros problème en ce moment, a indiqué Patrice Bergeron. Quand on perd des matchs, c’est souvent à cause de ça.»
Le joueur de centre québécois n’était pas trop déçu de la performance des siens, en dépit de la défaite. «Je crois que les deux équipes étaient assez égales. Ils ont marqué deux fois à cinq contre trois, mais quand on évoluait à cinq contre cinq, on n’était pas dominés.»
Dennis Seidenberg, l’auteur du seul but des Bruins, a quant à lui encensé le travail du Canadien en défensive. «Ils avaient l’avance et ils l’ont très bien défendue.» Il était aussi assez optimiste en pensant au match ultime entre les deux équipes. «Si nous écopons de moins de pénalités [mardi soir] à Boston, ça devrait bien aller.»