Soutenez

La culture de la contestation au Bélarus

Elisabeth Braw - Metro World News

«Quand nous avons fondé le théâtre, nous connaissions les risques. Mon mari est journaliste, et ses trois journaux ont été fermés sur ordre du gouverne­ment, tout comme sa galerie d’art. Quand les premiers comédiens se sont joints à nous, ils ont perdu leurs emplois dans les théâtres d’État. Nous n’avons que sept comédiens réguliers parce que les gens ont peur d’être arrêtés et emprisonnés s’ils travaillent avec nous.

Nous avons aussi un studio où nous enseignons l’art dramatique aux jeunes – pour la plupart des étudiants. Des centaines de candidats se sont présentés! Ils pren­nent part à notre program­me, même s’ils risquent de perdre leur travail et leur place à l’université.

En tant que gens de théâtre, nous devons parler de sujets qui touchent les citoyens. Shakespeare n’a pas écrit sur la Grèce antique, mais sur des enjeux qui concernaient ses contemporains. Si nous ne dénonçons pas les choses quand des citoyens sont incarcérés et tués, nous perdons notre humanité.

Voilà pourquoi nous continuons notre travail, même si nous avons parfois l’impression que c’est sans espoir. Et évidemment, la dictature n’est pas la seule préoccupation des Biélorusses. Nous parlons aussi d’amour.» 

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.