Ralentissement de service
Je ne suis certainement pas le seul à constater la déplorable fréquence des pannes ou ralentissements de service que doivent subir, ces dernières années, les usagers du métro de Montréal. La direction de la STM nous expliquerait sans doute que la flotte est vieillisÂsante et que les employés préposés à l’entretien font des miracles chaque jour. Fort bien, mais puis-je tout de même vous deÂmanÂder ce que vous faisiez pendant que, jour après jour, la flotte vieillissait?
Mais que dire des ralentissements causés par «un frein de secours actionné»? Ils m’apparaissent de plus en plus nombreux et inexplicables. Tout comme les «portes de train bloquées», ils agréÂmenÂtent désormais notre quotidien. Je me les expliÂque d’autant moins que, figurez-vous, j’ai pu en expérimenter deux, un le matin, un autre le soir, lundi dernier. En attendant qu’on m’explique le proÂblème, je propose les hypothèses suivantes:
a) L’encombrement des wagons est tel que le frein de secours peut être inopinément activé au moindre mouvement.
b) Certains passagers n’ont rien trouvé de mieux que d’utiliser ce moyen peu commode pour prolonger leur confortable séjour dans le train.
c) La position du frein de secours est inadéquate, celui-ci pouvant être involontairement déclenché par un passager distrait.
d) Les situations d’urgence se multiplient dangereusement dans le métro montréalais.
e) La STM est malÂÂheuÂreusement à court de motifs sérieux.
Je vous laisse le soin de choisir la meilleure hypothèse.
– Sylvain Maréchal, Montréal