Pérou: «Les lois du pays sont claires»
Métro s’est entretenu avec la candidate présidentielle au Pérou Keiko Fujimori, qui lance un message aux investisseurs étrangers. Elle domine la lutte pour remplacer Alan Garcia à la tête du Pérou. Le second tour de l’élection présidentielle se tient dimanche. Keiko Fujimori, la fille de l’ancien président Alberto Fujimori – qui est en prison pour des crimes commis lors de sa présidenÂce –, a trois points de pourcentage d’avance sur son rival, Ollanta Humala, dans les sondages.
Les Péruviens attendent des deux candidats des propositions pour maintenir la croissance économique du pays. Quand on demande à Mme Fujimori quel message elle veut envoyer aux investisseurs étrangers, elle réÂpond : «Nous espérons que notre pays continuera à inspirer confiance. Et pour ceux qui envisagent d’investir, nous tenons à leur dire qu’ici, les règles sont claires.»
Pour financer son généreux programme social, Mme FuÂÂjiÂÂmori compte, entre autres, taxer les profits des entreprises minières. Elle insiste sur le fait que «ces taxes s’appliqueront aux profits, et non à la production. Et, bien sûr, elles tiendront compte de la nécessaire compétitivité des entreprises pour ne pas effrayer les investisseurs.» Et elle ajoute ne pas croire «nécessaire de remettre en cause les accords de libre-échange du pays, car cela générerait beaucoup d’incertitude».
L’ombre de son père
«Il y a des gens qui ont travaillé dans le gouvernement de mon père, mais ils sont honnêtes et respectaÂbles», dit Keiko Fujimori, essayant de mettre de la distance entre elle et son père. Une idée tenace veut que l’ancien président prenne beaucoup de décisions dans sa campagne. Au sujet de son père emprisonné et de la possibilité de le faire libérer si elle est élue, elle ajoute qu’elle «prendra des décisions dans l’intérêt du pays et de l’État, et non de [sa] famille. La Cour constitutionnelle est indépendante, je respecte ses membres et j’espère que ses décisions seront équitables.»