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«Petit» Orkestre deviendra grand

Photo: Aubin Cadot

C’était il y a presque 20 ans. Claude St-Jean, tromboniste, compositeur et arrangeur, venait de fonder l’Orkestre des Pas Perdus, ensemble de cuivres qui réunit neuf musiciens sous sa houlette. «Je suis allé en studio et j’ai enregistré une cassette, se souvient-il. Je suis allé la présenter aux organisateurs du Festival de Jazz (FIJM), qui ont vraiment tripé. On avait joué à l’extérieur, en ouverture du festival, à midi… et on avait eu une super couverture! Je ne sais pas si c’est parce qu’il y avait seulement nous à jouer!»

Au fil des années, cette histoire d’amour entre l’Orkestre des Pas Perdus et le Festival international de Jazz de Montréal a continué à croître. «On a joué sur des scènes de plus en plus grosses, mais on était dans la section animation, avec les autres groupes de cuivres qui faisaient du dixie, rappelle Claude St-Jean. Moi, je me démarquais là-dedans parce que je proposais du matériel original.» Et cette année, c’est en salle, à l’Astral, que l’Orkestre se produira. «On a upgradé! blague le leader du groupe, avant d’ajouter qu’un spectacle en salle exige une préparation un peu différente, puisque le public est différent : «L’écoute est pas la même, c’est plus pointu. À l’extérieur, il y a toutes sortes de gens, on peut jouer devant 5 000 ou 6 000 personnes.»

Du disque à la scène
Acclamé par la critique, nommé au gala de l’ADISQ, L’âge de cuivre, dernier album de compositions originales de l’Orkestre des Pas Perdus, aura permis au groupe de se rendre bien loin, puisque la première fois qu’il en a présenté les chansons en spectacle, à la Sala Rossa, c’était devant les organisateurs de divers festivals de jazz d’Amérique du Nord. L’Orkestre compte donc plusieurs spectacles à son agenda.

«Mais quand on a fait ce show, c’était un peu une copie conforme du disque», dit Claude St-Jean. C’est une expérience tout à fait nouvelle que le musicien et ses acolytes comptent présenter au FIJM. «J’ai engagé Rémi Leclerc pour faire les percussions en spectacle, et ça ajoute énormément, c’est vraiment l’fun, s’exclame-t-il. J’ai aussi beaucoup travaillé dessus : on avait enregistré le spectacle, j’ai écouté ça chez moi. J’ai été très critique, j’ai pris une dizaine de pages de notes, et j’ai commencé à travailler là-dessus, j’ai coupé des affaires, j’en ai allongé d’autres, surtout dans les solos! Je suis vraiment content du résultat que ç’a donné, et les musiciens ont vraiment tripé!»

L’Orkestre des Pas Perdus
Mardi soir à 18 h
À L’Astral

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