Élections Québec 2012: connaissez-vous vraiment vos options?

Une vérité blesse durant cette campagne électorale provinciale! Non, elle n’émane pas des partis en lice, mais bien des électeurs. Le 4 septembre, plusieurs vont machinalement offrir, sur un plateau d’argent, leur vote, sous l’influence de la religion de l’image et des projections des sondages!

Ne cherchez pas très loin. Autour de nous, plusieurs électeurs majeurs, vaccinés et émancipés, votent pour un parti parce qu’ils haïssent les partis adversaires qui proposent des mesures cqui s’opposent à leurs convictions.

Tel parti veut abolir des structures bureaucratiques, ce qui mettrait en péril mon emploi et ma carrière. Je ne vote pas pour lui. Tel parti prône l’indépendance, ce qui menacerait mon pays, mes REER et ma retraite. Je ne vote pas pour lui. Cet autre parti brandit l’épouvantail des chicanes entre les autres partis. Je vote pour lui, car il est le chantre du statu quo!

Et les plateformes électorales? Rien à cirer! De nos jours, qui a le temps de lire une plateforme électorale avant d’aller voter? D’un côté, on nous presse de voter stratégique afin de barrer la route à l’adversaire. De l’autre côté, on nous oblige à chasser des épouvantails! Il est où le choix des valeurs et des convictions? Circulez, il n’y a rien à comprendre!

Faites le test dans votre entourage. À part le PQ, le PLQ, la CAQ, QS, et ON, combien de partis présentent des candidats? Autrement dit, savez-vous combien de partis se présentent au scrutin du 4 septembre? Si la réponse est non, c’est que l’électeur en face de vous n’a pas fait ses devoirs. Il va voter machinalement comme si c’était un geste banal comme celui d’aller acheter du lait au dépanneur du coin!

En fait, ils sont 20 partis autorisés par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Et ce n’est pas tout. Ils sont quelque 42 candidats indépendants autorisés par le DGEQ. Ils se présentent dans 36 des 125 circonscriptions de la province.

Et oui, tous les partis ne sont pas visibles dans les médias traditionnels et ils n’ont pas les moyens de parcourir toutes les circonscriptions du Québec. Faute de ressources financières et humaines, plusieurs candidats de ces petits partis se tournent vers les médias sociaux pour nous séduire. Tant bien que mal, leurs militants tentent de se trouver une place au soleil en multipliant les pages Facebook et les comptes Twitter pour faire parler d’eux. Mais le web a ses limites, et ces partis le confessent eux-mêmes, car rien ne remplace le contact humain. Ces pauvres partis sont limités à faire leur promotion dans une sphère: la blogosphère.

Comme quoi, avant d’aller voter, un geste citoyen s’impose. Écoutez ce que proposent tous les partis en lice. C’est un geste qui a une portée plus efficace que de se contenter de vociférer ad nauseam son mécontentement contre la corruption, la collusion et le Canada. Plus on découvre leurs différentes propositions, plus on ouvre les yeux!

Au XIXe siècle, Isidore Ducasse, dit comte de Lautréamont, a écrit dans Poésies II : «Les hommes qui ont pris la résolution de détester leurs semblables ignorent qu’il faut commencer par se détester soi-même»!

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