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Disparition d’Ariel Kouakou: Valérie Plante dit avoir confiance envers le SPVM

Ryan Remiorz / La Presse Canadienne Photo: Ryan Remiorz

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a réitéré mardi sa confiance envers le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) concernant sa gestion du dossier de la disparition du petit Ariel Kouakou.

«J’ai confiance envers le SPVM, envers les enquêteurs, qui ont déployé énormément d’énergie, a-t-elle déclaré pendant la réunion du conseil municipal. Je ne me mêle pas des enquêtes du service de police. Ils font leur travail. Je suis derrière eux.»

Pendant ce temps, les recherches nautiques en vue de retrouver le garçon de 10 ans ont repris mardi matin, sur la rivière des Prairies, au nord de Montréal. Les policiers privilégient toujours la thèse de la noyade pour expliquer la disparition de l’enfant, survenue il y a maintenant deux semaines.

«À tous les jours, il y a de nouvelles choses qui sont envisagées», a indiqué le porte-parole du SPVM, l’inspecteur Ian Lafrenière.

Le SPVM essuie des critiques depuis dimanche. À l’émission Tout le monde en parle, la journaliste Monic Néron a affirmé que du précieux temps avait été perdu avant le lancement de recherches plus poussées pour retrouver le petit.

M. Lafrenière a dit éprouver «un malaise» devant ces critiques. «On demande aux enquêteurs de justifier ce qu’ils font alors que leur priorité, c’est de retrouver Ariel», a-t-il dit. L’inspecteur a ajouté qu’au terme des recherches, un bilan sera dressé des actions entreprises par le SPVM pour retrouver le petit Ariel.

Des questions ont été soulevées mardi, au cours de la réunion mensuelle du conseil municipal, ce qui a donné lieu à des échanges particulièrement musclés. «Est-ce normal que l’administration municipale ne soit pas intervenue [depuis dimanche] pour défendre son corps de police et pour rassurer les Montréalais?» a demandé le conseiller d’Ensemble Montréal, Francesco Miele.

La mairesse a accusé son opposant de politiser la disparition d’un enfant. «Je trouve votre question franchement inacceptable, a-t-elle lancé. Je suis allée sur le terrain, mais je n’ai pas amené de Kodak. J’ai une façon de faire différente de mon prédécesseur.» Durant ces échanges, Mme Plante a dit que les policiers feraient face eux-mêmes aux critiques.

La responsable de la sécurité publique au comité exécutif, Nathalie Goulet, a aussi donné sa «confiance absolue» au SPVM. «Dès que la police a été mis au courant, ça je peux vous l’assurer, tout a été mis en œuvre pour le retrouver, a-t-elle indiqué. Et tout continue d’être mis en œuvre pour retrouver le petit.» Mme Goulet a ajouté que c’était un sujet sensible puisque les recherches se poursuivent et qu’il faut donc «éviter de politiser le débat».

Le chef de l’opposition, Lionel Perez, a défendu la légitimité de la question de son collègue M. Miele. «En refusant de répondre à des questions et en nous accusant d’intimidation, c’est une forme de bâillonnement de l’opposition, a-t-il critiqué. Lorsque de sérieuses affirmations sont faites dans une émission [comme Tout le monde en parle], c’est tout à fait normal que le premier magistrat de la Ville réagisse.»

(Avec la Presse canadienne)

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