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Martin Deschamps: le piano et le chanteur

Geneviève Vézina-Montplaisir, Métro

Surprendre, c’est ce que voulait faire Martin Deschamps avec son sixième album. Celui que l’on connaît surtout pour son côté rock propose aujourd’hui quelque chose de tout à fait différent pour sa première autoproduction, Le piano et la voix.

Ici, toute la place est laissée au piano  ainsi qu’à la voix rauque et chaude du chanteur. Celui-ci s’est entouré de neuf des meilleurs pianistes du Québec : Richard Abel, Lorraine Desmarais, Daniel Lavoie, Vic Vogel, Claude «Mégo» Lemay, Paul Baillar­geon, Bernard Quessy et Guy St-Onge.

«Plusieurs auteurs m’ont envoyé des pièces piano-voix, souligne l’interprète pour expliquer le choix du piano comme accompagnement. Les messages qui sont lancés dans ces chansons-là ne pouvaient pas être mieux accompagnés que par un piano. Les textes sont forts. Il y a beaucoup d’émotions à passer. Avec un concept rock, ça aurait moins bien marché.»

Le musicien de 37 ans a d’ailleurs beaucoup aimé la simplicité des arrangements, qui ont laissé toute la place à son instrument vocal.

«Il y a un aspect théâtral à ajouter dans ta voix quand tu es seulement accompagné d’un instrument, explique-t-il. Ça laisse la place à l’émotion.»

Avec l’emphase mise sur les textes, le ton de l’album est à la confidence. Est-ce que Le piano et la voix serait un album plus personnel? «Le côté plus personnel vient du fait que je me suis investi personnellement et totalement dans ce projet-là, affirme Martin. Même s’il y a plus d’auteurs-compositeurs sur cet album que sur mes autres, il reste personnel parce que les chansons qu’ils m’ont offertes, je les ai habités.»

Message d’espoir
La chanson Croire représente, selon le nouveau producteur, ce qu’il livre aux gens dans son non verbal et dans la vie de tous les jours. «Je pense qu’on peut se faire confiance et rêver de la vie qu’on espère avoir, dit-il. Souvent, les gens me disent que j’en suis une preuve vivante! J’ai envie de donner de l’espoir au monde. Comme la pièce C’est beau le monde. C’est ce que je l’ai goût de chanter ces temps-ci.»

Sur Le piano et la voix, le musicien revisite aussi son premier succès, Quand, qui l’a fait connaître en 2000. C’est à Claude «Mégo» Lemay, le directeur musical de Céline Dion, qu’il a confié la transformation de la pièce.

«Quand j’ai été voir le spectacle de Céline à Las Vegas, dans sa dernière semaine, j’ai passé la semaine avec Mégo, à lui parler du projet, et il aimait l’idée, raconte le dessinateur de formation. Je lui ai livré la chanson Quand parce que je savais qu’il la changerait musicalement, et il l’a vraiment fait. Il est venu l’enregistrer lorsqu’il était à Montréal avec Céline au Centre Bell.»

Malgré un album plus doux à l’oreille, Martin Deschamps ne renie pas ses influences rock.

C’est ainsi qu’il interprète La voix que j’ai, popularisée par Gerry Boulet, pour son père, dont c’est la chanson favorite, mais aussi parce qu’elle lui colle à la peau.  
«C’est mon petit clin d’Å“il à une de mes plus grandes influences. On reconnaît moins le côté rock de Martin Deschamps dans mon dernier disque, concède-t-il. Mais je trouve qu’il y a un aspect rock dans le fait d’avoir eu l’audace de faire ça. Et le rocker est toujours là, en moi!»

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