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Annie Villeneuve : L'art de prendre son temps

Quatre ans après son premier disque, qui s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, Annie Villeneuve revient avec un nouvel album éponyme.

Pour la préparation de cet opus, elle s’est entourée des meilleurs, notamment du compositeur Ste­phan Moccio, reconnu pour son travail avec les plus grands (Céline Dion, Sarah Bright­man, Josh Groban).

La jeune chanteuse de 25 ans s’est confiée à Metro.

Pourquoi avoir mis si longtemps avant de faire ce second disque?

Premièrement, j’ai pris le temps de vivre la tournée de spectacles du premier album et de faire la promo­tion qui allait avec, ce qui m’a quand même pris deux ans et demi. Ensuite, j’ai toujours eu quelques projets artistiques qui étaient là depuis toujours et qui se sont concrétisés, comme devenir animatrice, passer de l’autre côté du micro. Je n’ai pas vraiment arrêté, même si on a l’impression que c’est le cas. Je ne suis pas pressée. Mon rêve, mon but à moi c’est de rester longtemps. Donc je ne vois pas l’intérêt de vous bombarder avec un album par année.

Quel artiste vous a le plus influencée pour cet album?

Je viens du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et la première cassette que j’ai eue en cadeau, c’était celle de Céline Dion. Alors, c’est elle qui m’a montré à chanter en un sens, parce que j’ai voulu reproduire ce que j’entendais. Avec le temps, j’ai trouvé ma personnalité vocale évidemment, mais c’est sûr que cette femme-là m’a toujours inspirée par sa force, par ce qu’elle fait, par la complicité qu’elle a avec René et par l’équipe qu’ils forment tous les deux. J’ai eu la chance magnifique, et le grand bonheur de travailler avec elle cet été. Si je ferme les yeux, je peux me retrouver exactement sur la scène, et je me vois. C’était grandiose.

Une chanson que vous aimez en particulier sur l’album?

J’ai écrit une chanson qui m’amuse beaucoup. Sur le premier album, il y avait la chanson Un homme, dans laquelle j’utilisais une image pour exprimer ma vision à moi d’un homme, avec un brin d’humour, un brin de sarcasme. Et j’ai reproduit l’expérience sur le deuxième album. Je me suis demandé un jour ce qui pouvait bien se passer dans la tête des hommes quand la blonde dit : «Il faut qu’on parle.» Ça s’appelle Elle veut parler, et j’ai très hâte d’avoir des réactions par rapport à cette chanson.

Votre tournée débutera à l’automne. Est-ce que la scène vous manque?

Énormément! Il y a plusieurs projets cet été, mais pas de spectacles avant l’automne. Je vais essayer de vivre cette tournée le plus longtemps possible et d’aller chercher du bonheur partout. J’aime aller dans tous les coins du pays, c’est ça ma vraie paie. Ensuite, c’est sûr que
j’aimerais un jour aller de l’autre côté de l’océan peut-être, conquérir l’Europe, le monde. C’est mon but ultime dans la vie. Mais je ne suis pas encore prête. Je ne pense pas qu’après un album, tu peux être prêt à parcourir le monde. J’ai besoin de plus d’expérience que ça avant d’aller recommencer ailleurs. Qui sait, peut-être qu’après cette tournée-là, ce sera le cas.

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