Ima : Optimisme musical
Avec son album Smile, lancé il y a deux ans, Ima disait avoir trouvé sa voix, une voix un peu plus jazzée et un peu moins pop, mais aussi sa voie, celle qui consiste à reprendre des classiques de la chanson française, anglaise, espagnole ou italienne.
L’artiste poursuit sur cette lancée avec l’opus A la vida! Pour cette nouvelle galette, elle retrouve son complice, le réalisateur Guy St-Onge. Celui-ci a concocté pour la plus souriante des vedettes québécoises des arrangements latins sur des pièces comme À quoi ça sert l’amour, popularisée par Édith Piaf, Le temps des fleurs, un vieux tube de Vicky Leandros et Dalida, et Tu verras, de Claude Nougaro.
«J’ai vraiment trouvé mon réalisateur en Guy St-Onge, et lui, il dit qu’il a trouvé sa voix en moi, indique la chanteuse. On a eu un coup de foudre musical. Il a compris ma voix, la personne que je suis, ce que j’ai envie de chanter. Il est comme un couturier qui me fait des robes sur mesure.»
Il faut dire que le couturier et sa muse étaient sous pression pour cette dernière compilation! Considérant que Smile s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires, la barre était haute…
Ima a bien senti un peu de poids sur ses épaules au début de la production, mais elle s’est vite laissé guider par les idées de son acolyte.
«On avait le goût, avec cet album-là, de faire danser les gens, de les faire sourire, mais surtout de les faire voyager, avec des influences musicales de partout dans le monde, explique la jolie blonde. A la vida! est très latin, très chaud. J’avais le goût que ça soit plus rythmé. Je le voyais comme ceci : « Tu écoutes Smile pour souper et après, tu prends un verre, tu danses et tu mets A la vida! » Parce que cet album-là, c’est comme un « tchin » à la vie.»
La texture sonore et l’instrumentation de A la vida! sont un peu différentes de celles de Smile.
Les cuivres sont très présents sur l’album, tout comme des instruments plus exotiques, dont le steel drum jamaïquain et le marimba africain.
Les choix d’Ima
On retrouve également sur le nouvel opus de cette jeune femme qui affirme en riant ne pas être née à la bonne époque la chanson country Me & Bobby McGee, qu’elle décrit comme la pièce qu’elle chanterait tout le reste de sa vie si elle devait n’en choisir qu’une.
«J’ai toujours pensé que le country était quétaine, avant de développer mon oreille musicale et de me rendre compte que ça venait me chercher, dit-elle. J’aime le côté « survivant » du country. Quand j’interprète cette chanson-là, c’est comme si j’entrais en transe, comme si Janis Joplin revivait en moi. Cette chanson, je m’y retrouve énormément. Je la chante depuis des années en show, et les gens me demandaient toujours si elle allait figurer sur un album.»
Ima offre aussi la pièce Vai, une de ses compositions, qui avait selon elle sa place sur cet opus qu’elle a voulu rempli de messages d’amour et d’espoir.
«J’ai plein de chansons dans mes tiroirs. Des trucs que je ne finis pas vraiment, que je fais simplement par besoin de créer, révèle-t-elle. Il y aura peut-être un jour un album comptant plus de titres originaux, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire en ce moment. Ce ne sont pas des pièces que j’ai envie de faire tout de suite sur scène.»
Pour le moment, Ima continue de surfer sur la vague de Smile et s’apprête à profiter de celle d’A la vida! Jouissant de l’instant présent et fort consciente du côté éphémère de la célébrité, Ima n’en continue pas moins de rêver. Rêver à quoi?
«À une carrière internationale, avoue-t-elle. On est en train d’essayer de développer ça. Je veux aussi jouer au cinéma. Mais chaque chose en son temps. J’ai lancé mes demandes dans l’univers, alors on verra!»
A la vida!
En magasin dès demain